Iran : Le nouveau chef de la diplomatie européenne attendu pour la première fois lundi à Téhéran

AFFAIRES ETRANGERES Au centre des discussions, bien sûr, la question du nucléaire iranien

20 Minutes avec AFP
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Josep Borrell est le haut représentant de l'UNion européenne pour les affaires étrangères.
Josep Borrell est le haut représentant de l'UNion européenne pour les affaires étrangères. — Darko Vojinovic/AP/SIPA

Le chef de la diplomatie de l’Union européenne, Josep Borrell, est attendu lundi à Téhéran, a annoncé dimanche le porte-parole des Affaires étrangères iranien, Abbas Moussavi alors que la question nucléaire iranienne suscite de nouvelles tensions internationales. Josep Borrell « se rendra demain en Iran pour la première fois depuis son entrée en fonction [début décembre] », a déclaré Abbas Moussavi dans un communiqué transmis à la presse. Abbas Moussavi n’a pas donné plus de détails sur la visite de Josep Borrell, notamment sur son heure d’arrivée ou la durée de son séjour en Iran.

Celui-ci survient dans une nouvelle période de tensions entre l’Iran et les Occidentaux à propos du programme nucléaire de la République islamique. Josep Borrell avait annoncé le 24 janvier que les Etats parties à l’accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015 étaient convenus de tenir une réunion de conciliation « en février » afin de préserver ce pacte qui menace de voler en éclats depuis que les Etats-Unis l’ont dénoncé unilatéralement en 2018.

Tenter de sauver l’accord sur le nucléaire

Toutes les parties « ont réaffirmé leur détermination à préserver l’accord, ce qui est dans l’intérêt de tous », avait-il alors souligné. A Vienne l’Iran a accepté de réduire drastiquement son programme nucléaire, afin de garantir que celui-ci n’a aucune visée militaire, en échange de la levée d’une partie des sanctions internationales qui asphyxiaient alors son économie. Mais la sortie des Etats-Unis de ce pacte et le rétablissement et le renforcement des sanctions américaines contre l’Iran depuis 2018 prive la République islamique des bénéfices qu’elle attendait de l’accord.

En riposte à ces sanctions, l’Iran, dont l’économie s’est enfoncée dans une violente récession, s’est affranchi depuis mai 2019 de plusieurs engagements clés qu’il avait pris à Vienne. Pour tenter de contraindre Téhéran à revenir à l’application totale de l’accord de Vienne, les Européens ont déclenché en janvier un mécanisme de règlement des différends prévu par ce texte.