Brexit : Quinze pays de l'UE soulignent l'urgence d'un accord sur le budget post-divorce

COHESION Les « 15 » qui étaient réunis au Portugal craignent que le prochain accord aboutisse à d’importantes coupes budgétaires, accentuées par la fin de la contribution du Royaume-Uni

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre portugais Antonio Costa est très écouté par les membres du groupe des Amis de la cohésion, réunis à Beja, le 1er février 2020.
Le Premier ministre portugais Antonio Costa est très écouté par les membres du groupe des Amis de la cohésion, réunis à Beja, le 1er février 2020. — Jose Manuel Vidal/EFE/SIPA

Réunis à Beja au Portugal, 15 pays d’Europe du Sud, centrale et orientale ont affirmé samedi lors du sommet « Amis de la cohésion » le besoin de conclure rapidement un accord sur le prochain budget européen au lendemain du Brexit. Bulgarie, République Tchèque, Chypre, Estonie, Grèce, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Slovénie et Espagne ont signé le communiqué final du sommet.

Egalement présente, la Croatie a préféré garder sa neutralité en tant qu’actuelle présidente du Conseil de l’Union européenne tandis que l’Italie n’a pas fait partie des signataires.

« Plus que jamais il faut affirmer la cohésion de l’Union européenne »

« Il est urgent de parvenir à un accord sur le prochain budget européen et les Etats membres réunis aujourd’hui ont affiché leur ferme volonté de conclure un accord définitif le 20 février », a annoncé le Premier ministre portugais Antonio Costa, lors d’une conférence de presse à la suite des discussions. « Plus que jamais il faut affirmer la cohésion de l’Union européenne alors qu’elle est désormais plus fragile avec la sortie du Royaume-Uni », a-t-il ajout.

Ce sommet des « Amis de la cohésion » est intervenu à trois semaines d’un sommet exceptionnel convoqué par le président du Conseil européen Charles Michel pour tenter d’entériner le budget de l’UE pour la période 2021-2027. Et les 17 pays qui se sont réunis au Portugal craignent que le prochain accord aboutisse à d’importantes coupes budgétaires, accentuées par la fin de la contribution du Royaume-Uni qui a officiellement quitté l’Union européenne vendredi.