Brexit : C'est officiel, le Royaume-Uni ne fait plus partie de l'Union européenne...

OUT Revivez cette journée historique qui a vu, pour la première fois, un pays, le Royaume-Uni, quitter l’Union européenne

J.-L. D. et R. G-.V.

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Les drapeaux britannique et européen côte à côte.
Les drapeaux britannique et européen côte à côte. — Tolga AKMEN / AFP

L’ESSENTIEL

  • Presque quatre ans après le vote du Brexit et avec un an de retard sur la date prévue, le Royaume-Uni quitte l’Union européenne ce vendredi soir, à minuit heure de Paris.
  • Concrètement, ce soir, peu de choses changent : c’est une nouvelle année de négociations difficiles qui commence entre Londres et Bruxelles pour savoir quelle sera leur future relation.
  • Pour autant, les Brexiters qui attendent cette date depuis longtemps ont quand même prévu de marquer le coup en cette journée qui s’annonce forcément historique. Dans le bon sens pour les uns, le mauvais pour les autres.

A LIRE AUSSI

 

3h20 : Ce live est terminé

Merci d’avoir suivi cette journée historique pour l’Union européenne avec nous. N’hésitez pas à suivre le fil twitter de notre correspondante sur place. Bonne nuit à tous

 

2h50 : La presse britannique partagée

Enthousiastes ou affligés, les journaux britanniques, ont réservé au Brexit un accueil à l’image du pays sur la question : divisé. « Point de départ : le Royaume-Uni quitte l’UE », résume le Times pour décrire la situation du pays. Le tabloïd Daily Express salue pour sa part un « nouveau Royaume-Uni glorieux ». « Le Brexit est fait », se réjouit sur son site Internet le tabloïd Daily Mail, tandis que le Daily Telegraph, pro Brexit et pro Boris Johnson, détaille les plans du Premier ministre pour imposer des contrôles douaniers aux produits européens et salue dans un éditorial : « Bien joué peuple britannique, enfin dehors ».

Mais plusieurs journaux s’interrogeaient avec scepticisme sur la suite. « Les émotions partagées du jour du Brexit montrent que le Royaume-Uni n’est pas à l’aise avec lui-même », écrit le Guardian, marqué à gauche. « Et maintenant ? », s’interroge le gratuit i en une.

Enfin, le Daily Record, tabloïd écossais, raillait la pièce de 50 pence frappée à l’occasion du Brexit, en détournant le « paix, prospérité et amitié avec toutes les nations » en « isolé, plus faible et divisé ».

2h20 : Suspension de l’accès des pêcheurs français aux eaux de Guernesey

Les premiers changements liés au Brexit sont déjà là. Les autorités de Guernesey viennent d’interdire l’accès des navires de pêche français aux eaux de l’île anglo-normande. Elles « ont décidé ce soir de l’instauration d’un régime d’autorisation individuelle. La procédure pour solliciter ces autorisations doit être mise en place la semaine prochaine », selon le ministère français de l’Agriculture et de la Pêche qui indique que « pendant cette période, l’accès des navires français aux eaux de Guernesey est temporairement suspendu ».

Le ministère se veut toutefois rassurant. Selon lui, Guernesey devrait être un cas isolé : « L’accord de sortie qui vient d’être conclu avec le Royaume-Uni instaure une période de transition jusqu’au 31 décembre 2020, pendant laquelle l’accès aux eaux du Royaume-Uni est préservé ». Il faut dire que la question est particulièrement sensible. Les pêcheurs de huit Etats membres de l’UE sont fortement dépendants des eaux britanniques. Ces dernières représentent 30 % du chiffre d’affaires des pêcheurs français.

01h43 : La « Brexit party » bat toujours son plein à Londres

En images avec notre journaliste sur place, Anissa Boumediene

 

01h03 : Juste après le Brexit, Washington promet à Londres de renforcer les relations bilatérales

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a promis ce vendredi, juste après le Brexit, de renforcer les relations bilatérales avec Londres.

« Nous allons continuer à renforcer nos relations déjà fortes, productives et prospères avec le Royaume-Uni au moment où ils ouvrent un nouveau chapitre », a-t-il tweeté quelques minutes après la sortie officielle du pays de l’Union européenne.

00h49 : Et pour l’Union européenne, qu’est-ce qui va changer ?

Le Brexit est intervenu ce vendredi à minuit, soit 1.317 jours après la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne. Les échanges quotidiens entre le Royaume-Uni et l’UE vont continuer comme avant jusqu’au 31 décembre 2020. Pendant cette période de transition, Londres et Bruxelles vont négocier leur relation future. Quelques changements pratiques vont toutefois intervenir d’ici là.

66 millions d’habitants en moins dans l’Union

L’Union européenne perd pour la première fois un Etat membre, qui plus est la deuxième économie du bloc. Avec le départ de 66 millions d’habitants, l’UE voit sa population passer à quelque 440 millions. Son territoire diminue de 5,5 %.

Si jamais le Royaume-Uni décidait un jour de revenir, il devrait se soumettre à la procédure d’adhésion habituelle.

Quid des institutions

A Bruxelles et Strasbourg, le retrait de l’Union Jack devant le Parlement européen symbolise un changement bien réel : le Royaume-Uni sort de l’UE et devient un "pays tiers". Plus aucun des 73 eurodéputés britanniques élus en mai ne siège. A leur place, s’installent 27 représentants de 14 Etats membres – les sièges restants étant gardés en réserve en cas d’élargissement – dans une assemblée qui passe de 751 à 705 membres.

Le Premier ministre britannique ne sera plus invité aux sommets européens, pas plus que les membres du gouvernement n’assisteront aux réunions ministérielles. Les Britanniques travaillant déjà dans les institutions européennes peuvent y finir leur carrière, mais il n’y a plus d’embauche de fonctionnaires britanniques et les concours ne leur sont plus ouverts, dès avant la fin de la période de transition. Nombre de ces fonctionnaires européens britanniques ont toutefois acquis une double nationalité.

Le Royaume-Uni reste soumis à la Cour de justice de l’UE, compétente pour toutes les procédures introduites avant la fin de la période de transition. Mais les mandats des trois juges britanniques de la Cour et du Tribunal prennent fin immédiatement, tandis que l’avocate générale de ce pays continuera à siéger en attendant son successeur.

Pour le budget, le Royaume-Uni, deuxième contributeur net derrière l’Allemagne, continue à verser sa part jusqu’à la fin de la transition.

Quels seront les droits des citoyens britanniques et européens ?

Selon les Nations unies, environ 1,2 million de citoyens britanniques vivent dans un pays de l’UE, principalement en Espagne, Irlande, France, Allemagne et Italie. Selon l’office britannique des statistiques, 2,9 millions de ressortissants des 27 pays de l’UE vivent au Royaume-Uni, soit 4,6 % de la population.

En vertu de l’accord de retrait, les expatriés installés de part et d’autre de la Manche avant la fin de la période de transition conservent leurs droits de résider et de travailler dans leur pays d’accueil. Les citoyens européens résidant au Royaume-Uni doivent s’enregistrer pour bénéficier de ces droits. Pour les Britanniques vivant dans l’UE, les procédures diffèrent d’un pays à l’autre. La liberté de circulation s’applique jusqu’à fin décembre 2020. Les détails des droits réciproques seront négociés après le Brexit.

Encore des négociations à venir

Le Royaume-Uni a déjà passé plusieurs années à négocier les termes de son départ avec l’équipe de la Commission européenne dirigée par le Français Michel Barnier.

Mais les négociations entrent désormais dans une nouvelle phase. Michel Barnier présente lundi son mandat de négociation pour la relation future, en particulier au niveau commercial.

00h37 : Que va-t-il se passer à partir du 1er février pour les Britanniques ?

Maintenant que le Royaume-Uni a quitté l’Union européenne, quelles sont les prochaines étapes ? Avec la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le pays est entré dans une phase de transition au cours de laquelle ses relations resteront inchangées avec les 27 jusqu’au 31 décembre 2020. Par contre, il ne pourra ni siéger dans les institutions européennes ni avoir son mot à dire sur leurs décisions. Ce délai doit permettre aux deux parties de nouer une nouvelle relation dans les domaines du commerce et de la sécurité.

- Février/mars : début des négociations commerciales

Londres se dit prêt à lancer ses négociations commerciales dès le 1er février mais les membres de l’UE discutent toujours pour déterminer leurs objectifs pour ces négociations.

Dans un discours attendu lundi, le Premier ministre Boris Johnson doit présenter ses ambitions d’arriver à un accord de libre-échange du même type que celui signé par l’UE avec le Canada récemment, sans alignement avec les règles européennes.

Le mandat européen devrait être approuvé au niveau ministériel d’ici au 25 février, selon des responsables européens, permettant aux pourparlers de démarrer autour du 1er mars.

Outre le commerce, le Royaume-Uni et les 27 ne manquent pas de sujets sur lesquels ils devront s’accorder : la sécurité, la coopération judiciaire, l’éducation, l’énergie…

Parallèlement, Londres compte lancer des négociations avec d’autres pays, Etats-Unis en tête, pour arriver à des accords de libre-échange.

- 1er juillet : date butoir pour prolonger la période de transition

Le Royaume-Uni peut prolonger la période de transition au-delà de fin 2020 pour un ou deux ans, mais doit informer l’UE de sa demande avant le 1er juillet.

Boris Johnson insiste : il ne compte pas demander d’extension. Mais la Commission européenne juge le délai de la période transitoire très serré. Sa présidente Ursula von der Leyen a averti qu’il serait impossible de s’accorder sur « tous les aspects » et qu’il faudrait choisir des « priorités ».

- 31 décembre : fin de la période de transition

C’est en l’état la fin des liens entre l’Union européenne et le Royaume-Uni tels qu’ils auront existé pendant 47 ans. Sans nouvel accord ou extension de la période de transition, commerce et transports, entre autres, risquent des perturbations majeures.

 

00h00 : C'est officiel, le Royaume-Uni ne fait plus partie de l'Union européenne

Le Royaume-Uni est sorti ce vendredi soir de l'Union européenne, mettant fin à 47 ans de mariage houleux et ouvrant, après trois ans et demi de déchirements, une nouvelle page incertaine de son histoire.

Reporté trois fois, le grand départ historique est devenu effectif à 23H00 à Londres et GMT, minuit à Paris.

 

23h38 : Les Européens installés Londres inquiets pour leur avenir

Si l’humeur des expatriés vivant à Londres était une chanson, ce serait peut-être Should I stay or should I go, morceau des Clash (ou Should I leave ? Or should I stay de David Charvet, selon ses goûts). Car en ce « Brexit day », la météo est aussi maussade que l’humeur d’une partie des Londoniens, opposés à la fin de l’aventure européenne du Royaume-Uni. Ainsi, ils sont nombreux à s’être rendus à la mairie de Londres, qui offre « conseils juridiques gratuits » et « soutien émotionnel » à ses habitants en provenance d’autres pays européens.

La suite à découvrir dans le reportage de notre journaliste sur place, Anissa Boumediene

 

23h31 : Le compte à rebours est lancé

A 23 heures, soit une heure du moment fatidique, un compte à rebours a été lancé sur la façade de Downing Street, le siège du gouvernement britannique.

 

23h20 : Du côté de la Brexit Party de Londres 

 

23h14 : « Quels que soient les obstacles sur le chemin, je sais que nous réussirons », proclame Boris Johnson

Le Brexit marque « le début d’une nouvelle ère de coopération amicale » avec l’UE, a affirmé le Premier ministre britannique Boris Johnson. « Nous voulons que cela soit le début d’une nouvelle ère de coopération amicale entre l’UE et une Grande-Bretagne pleine d’énergie », a-t-il déclaré dans un discours diffusé une heure avant l’entrée en vigueur du Brexit, voté en juin 2016 par 52 % des Britanniques, qui met fin à 47 ans d’une vie commune tumultueuse.

Le Brexit sera « un succès retentissant », « quels que soient les obstacles », a-t-il déclaré. « Quels que soient les obstacles sur le chemin, je sais que nous réussirons », a-t-il dit, assurant que le Brexit serait « un succès retentissant », alors que son pays s’apprête à ouvrir de difficiles négociations avec l’UE sur leur future relation commerciale.

23h08 : Le Brexit « n’est pas la fin mais le début » d’une nouvelle page de l’histoire britannique

Le Brexit « n’est pas la fin mais le début » d’un « nouvel acte de notre grand drame national », a proclamé ce vendredi soir le Premier ministre Boris Johnson, dans un discours à la nation prononcé une heure avant la sortie de l’Union européenne.

« La chose la plus importante à dire ce soir, c’est que ce n’est pas la fin, mais le début, le moment où l’aube pointe et le rideau se lève sur un nouvel acte de notre grand drame national », a-t-il ajouté, lyrique, alors que le pays quitte l’UE à 23 heures (minuit à Paris), après plus de trois ans de déchirements et trois reports de l’échéance.

22h48 : Les festivités se poursuivent à Londres à l’approche de l’heure fatidique

Les images de la célébration à Londres par notre journaliste sur place

 

22h00 : A deux heures du Brexit, Little Ben est prêt à faire sonner sa cloche

Avec Big Ben, en travaux, les Londoniens ont trouvé un autre moyen de faire sonner les cloches de la célèbre horloge, rapporte la journaliste du Telegraph Asa Bennett. Ils lui ont fabriqué un « petit frère », fin prêt à résonner à minuit : Little Ben.

 

21h47 : « J’ai consacré 27 ans de ma vie » au Brexit, s’émut Nigel Farrage

C’est un jour de fête pour Nigel Farrage. Farouche partisan du Brexit, le fondateur du parti Ukip, a fait part de son émotion au micro de la radio britannique LBC : « J’y ai consacré 27 ans de ma vie. Je n’arrive même pas à vous dire ce que tout cela représente pour moi. Etrangement, le fait que cela arrive après trois ans et demi d’agonie est une bonne chose, car l’an dernier, je n’étais pas certain que nous finirions par y arriver ».

 

21h39 : Et tandis que certains pleurent, d’autres célèbrent en grande pompe

« C’est un événement historique, et très attendu », se réjouit Florian Philippot. L’ex numéro 2 du Front national a lancé le mouvement Les Patriotes, qui organise des fêtes spéciales Brexit « à Lille, Marseille, en Moselle, en Saône-et-Loire et à Paris », avec un fish and chips, « un clin d’œil à nos amis britanniques ». A l’initiative de l’UPR, une fête est aussi organisée à Paris, « avec des discours de politiques et d’intellectuels et un décompte juste avant minuit ». « Pour nous, c’est le début de la fin de l’Union européenne », sourit son fondateur, François Asselineau.

 

Avec en bonus, ce petit sondage de Florian Philippot

 

21h08 : « Votre place est ici et vous serez toujours les bienvenus »

Le maire de Londres, Sadiq Khan, adresse un message de fraternité aux Européens, installés dans la capitale anglaise.

Luca, installé depuis six ans à Londres espère obtenir la nationalité britannique

 

20h58 : Si vous voulez vivre en direct le compte à rebours avant le Brexit…

Il y a un site pour ça, c'est par ici !

 

20h04 : Le Brexit sera « ordonné », promet Castaner

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a promis ce vendredi depuis le site du tunnel sous la Manche que le Brexit serait « ordonné », insistant sur le maintien des « exigences de sécurité », tout en qualifiant cette date de « jour triste ». « Demain matin, nous serons dans des conditions différentes, mais pas pour nos concitoyens, pas pour les concitoyens britanniques, pas pour les entreprises et le monde économique. Le flux aujourd’hui, tel qu’il est organisé à Calais, sera maintenu demain », a déclaré Christophe Castaner devant la presse.

19h45 : Bonne question...

 

19h40 : Les institutions européennes commencent à retirer le drapeau britannique

Voilà, c’est fini…

Le premier à être enlevé est celui du Conseil européen à Bruxelles, a constaté l'AFP.

Ceux qui flottent aux sièges du Parlement européen, à Strasbourg comme à Bruxelles, doivent suivent le même chemin, à quelques heures du Brexit qui aura lieu à 23 heures.

19h35 : Voici un résumé des déclarations d'Emmanuel Macron en vidéo 

 

19h26 : Les Britanniques commencent à faire la fête à Westminster

Bon... Il n'y a pas foule.

 

19h05 : On prend les bonnes nouvelles qu’on peut

A la faveur du rythme effréné de création de brasseries artisanales et avec la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, la France est devenue ce vendredi le premier pays européen en termes de nombre de brasseries, selon Brasseurs de France.

19h04 : La mairie de Londres offre ce vendredi conseils juridiques gratuits et soutien émotionnel pour ceux qui le souhaitent

 

18h48 : Si les Britanniques vivant en France s’inquiètent, les Français vivant en Grande-Bretagne aussi

Notre journaliste Anissa Boumediene a interrogé Marie, qui vit à Londres.

 


 

18h38 : La voici, c’est la pièce officielle du Brexit, qui vaut 50 centimes

Trois millions de pièces doivent entrer en circulation ce vendredi. Elles portent la mention : « Paix, prospérité et amitié, avec toutes les nations ».

18h29 : Qu’est-ce qui est prévu ce soir au 10, Downing Street ?

La résidence du Premier ministre Boris Johnson accueillera une petite fête. Au menu : du vin pétillant anglais, du rosbif, du fromage anglais, des petits sandwichs. Au moins, l’Europe n’y perdra pas en gastronomie.

 

18h21 : Emmanuel Macron doit se rendre au Royaume-Uni « prochainement » pour préserver les liens entre les deux pays

Le Président a rappelé que les Français « savent tout ce qu’ils doivent au Royaume-Uni ». « Et nous ne l’oublierons pas », a-t-il poursuivi.

18h18 : Emmanuel Macron adresse un message aux Britanniques qui vivent en France
« Les choses ne changeront pas. Ils sont en France chez eux, ils le sont aujourd’hui, ils le seront encore demain », explique Emmanuel Macron. Mais ils ne seront plus citoyens européens et ne pourront plus être inscrits sur les listes électorales, rappelle le Président.

18h15 : Pour Emmanuel Macron, le Brexit est « un signal d’alarme historique »

« Ce départ est un choc. C’est un signal d’alarme historique qui doit retentir dans chacun de nos pays, être entendu par l’Europe toute entière et nous faire réfléchir », a déclaré le chef de l’Etat dans une déclaration enregistrée. « Ce Brexit est possible (…) parce qu’aussi nous n’avons pas assez changé notre Europe », a-t-il ajouté.

17 h 50 : Jamais des adieux rien que des au revoir

 

17 h 30 : La deuxième phase de négociations commerciales s’organise

L’Union européenne « s’organise pour mener à bien la deuxième phase de négociations commerciales » avec la Grande-Bretagne et défendra en premier lieu les « intérêts européens », a déclaré vendredi à Berlin le commissaire européen Thierry Breton.

La sortie de la Grande-Bretagne de l’UE, « c’est fait, maintenant on regarde vers l’avant », a estimé le commissaire au Marché intérieur et au Numérique lors d’une conférence de presse avec le ministre de l’Economie allemand Peter Altmaier.

16 h 30 : Grosse marrade 

 

16 h 15 : Big Ben sonnera-t-elle ? 

 

16 h 00 : Allocution d’Emmanuel Macron à 18 h 15 sur les conséquences pour la France et l’Union Européenne

Emmanuel Macron adressera un message aux Français à 18 h 15 pour expliquer les conséquences du Brexit pour la France et pour l’UE, a annoncé l’Elysée vendredi.

Par ce court message vidéo, qui sera diffusé dans les médias et sur les réseaux sociaux, le chef de l’État veut « acter cet événement triste et historique » et « assurer les Français que dans la négociation qui s’ouvre (entre l’UE et le Royaume-Uni), il défendra les intérêts de la France et de l’Union », précise la présidence française.

15 h 00 : Le Brexit, une joie pour certains

 

14 h 30 : Discours de Boris Johnson à 22 heures

Le Premier ministre fêtera son Brexit tant désiré

13 h 50 : Des sièges libérés délivrés

Avec le départ des 73 députés britanniques ce soir, des sièges vont logiquement se libérer au Parlement européen. Des sièges qui permettront notamment à cinq députés français, en rab depuis les dernières élections européennes, d’avoir enfin un siège fixe. Au total, ce sont 27 nouveaux représentants de 14 Etats membres qui en bénéficieront – les sièges restants étant gardés en réserve en cas d’élargissement – dans une assemblée qui passe de 751 à 705 membres. La belle histoire de ce Brexit finalement.

 

13 h 40 : On  a ri

 

13 h 30 : Adieu les drapeaux européens

En vrai, on pense ce qu’on veut de l’Union Européenne, mais les drapeaux sont quand même assez stylés (et cette hymne <3)

 

13 h 15 : Le mot « Brexit » sur toutes les lèvres britanniques

 

12 h 45 : A vos votes

 

 

12 h 40 : Le Brexit « ne changera pas le quotidien des scientifiques de l’Ifremer »
« L’Ifremer fait de la recherche qui permet d’éclairer les politiques publiques, mais ce n’est pas nous qui prenons les décisions ». La mise au point était faite d’emblée par François Houiller, président directeur général de l’Insitut français de recherche pour l’exploitation de la mer, ce vendredi matin, façon d’anticiper un sujet qui viendrait inévitablement sur la table.

La conférence de presse, à laquelle 20 Minutes était présent, avait pour objet de présenter le bilan 2019 de l’état écologique des poissons pêchés en France métropolitaine. C’est l’une des missions de l’Ifremer : évaluer l’état des ressources marines exploitées par l’homme, puis faire des recommandations à destination des décideurs pour établir les politiques de pêche.

Si le Brexit laisse entrevoir d’importantes batailles entre pêcheurs des deux côtés de la Manche -sur le partage des zones de pêches, l’application des quotas-, « il ne devrait pas bouleverser le travail des scientifiques ou alors à la marge, indique Alain Biseau, coordinateur des expertises halieutiques à l’Ifremer. Les campagnes scientifiques et les évaluations des populations halieutiques sont fédérées par le Conseil international pour l’exploration de la mer. Le cadre ne va pas changer. On travaille déjà avec les scientifiques norvégiens de cette façon. » Reste la question de la gestion après-brexit de ces populations de poissons qui ne connaissent pas des frontières ? « Encore une fois, ce n’est pas notre domaine d’expertise », répète François Houiller.

12 h 20 : L’Allemagne considère le Brexit comme « une rupture pour l’Europe »

L’Allemagne considère le Brexit comme « une rupture pour l’Europe », a déclaré le porte-parole de la chancelière Angela Merkel.

« Il ne fait aucun doute que le départ du Royaume-Uni aujourd’hui à minuit de l’Union européenne est une césure pour l’Europe », a déclaré Steffen Seibert, tout soulignant que le pays resterait à l’avenir « un partenaire étroit et un ami ».

11 h 55 : Un Brexit qui divise toujours autant au Royaume-Uni

 

11 h 45 : Humour so british

 

11 h 35 : Pour la commission européenne, la force ce n’est pas « le splendide isolement » mais « notre union »

D’Ursula Von der Leyen, présidente de la commission. Journée punchline aujourd’hui.

11 h 15 : Mais au fait, il se passe quoi aujourd'hui concrêtement ? 

C'est à lire ici

 

11 h 05 : Un échec à conclure un accord commercial constituerait une « menace existentielle » pour l’Irlande, prévient Dublin

Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar a souligné vendredi « la menace existentielle » que constituerait pour l’économie irlandaise un échec à conclure un accord commercial post-Brexit entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.

« Un échec à conclure un accord commercial serait une menace majeure, et une menace existentielle pour notre économie en 2021. Nous avons donc besoin de cet accord », a dit le dirigeant, alors que Londres et Bruxelles s’apprêtent à entamer de difficiles négociations sur leur relation future après le Brexit prévu vendredi, notamment en matière commerciale.

11 h 00 : Instant promotionnel pour un de nos journalistes préférés

 

10 h 50 : Queen

 

10 h 45 : Notre journaliste sur place consulte la presse locale

 

10 h 30 : Deux premiers cas de coronavirus au Royaume-Uni

Bon, ça ne change rien pour le Brexit, mais quand même

10 h 15 : Le Brexit est « une claque » pour l’Union Européenne, estime Jordan Bardella

La sortie du Royaume-Uni doit être « l’occasion de remettre les traités (européens) sur la table », a également affirmé l’eurodéputé et vice-président du Rassemblement National.

« Cela fait des années que nous, souverainistes, tirons la sonnette d’alarme », a déclaré Jordan Bardella sur BFMTV et RMC.

« Cela doit être l’occasion aujourd’hui de remettre les traités sur la table » et d’aller vers « une coopération des nations », a ajouté le responsable du Rassemblement National qui se « réjouit » du Brexit et souhaite « tout changer sans rien détruire ».

 

10 h 05 : On mise sur une victoire écrasante de l'Ecosse

 

9 h 55 : Quel avenir pour les expatriés européens ?

Si vous habitez à Londres, ou n’importe quelle ville du Royaume-Uni, on vous rassure : vous n’allez pas être viré manu militari à minuit pile.

Il faudra juste faire des démarches pour obtenir un « settled status » (soit une demande d’un statut de résidence, en gros (mais on vous souhaite d’avoir déjà commencé la démarche)). 

9 h 35 : Le continent « à l’aube d’une ère nouvelle » pour les chefs de l'Union Européenne

Les responsables de l’Union Européenne – Commission, Conseil et Parlement européens – ont salué « une Europe à l’aube d’une ère nouvelle », rappelant au Royaume-Uni qu’il perdrait « les bénéfices » d’un Etat membre après le Brexit, dans une lettre publiée vendredi, jour du divorce historique.

9 h 25 : Le nombre de demande de nationalité européenne explose
Petit passage par l’Espagne, pays avec la plus grande communauté britannique d’Europe. Ils sont ainsi près de 370.000 à vivre au pays de la Castille et du FC Barcelone. Le nombre de candidats à la citoyenneté espagnole a été multiplié par dix depuis le Brexit. En 2016, il n’était que 33. En 2019, 335. ​

9 h 20 : On vous écoute

 

 

9 h 15 : Le Royaume-Uni reste « un partenaire et un ami », mais l’UE se montrera « ferme » dans ses négociations

Le Royaume-Uni reste « un partenaire, un pays ami », mais l’UE sera « très lucide et très ferme » dans ses négociations avec Londres, a affirmé le président du Conseil européen, Charles Michel.

« Le message que nous donnons pour cette négociation qui va démarrer afin d’organiser la relation future entre l’Europe et la Grande-Bretagne est très simple : nous souhaitons garder la relation la plus étroite possible dans tous les domaines, mais plus la Grande-Bretagne voudra diverger des standards européens, moins elle aura accès au marché intérieur européen », a-t-il prévenu sur RTL.

9 h 10 : C’est moiiiiiii

Coucou les loulous, après que Rachel a chauffé ma place gentiment pendant deux ans, je vous emmène en voyage chez nos (ex-) amis britanniques pour suivre ce divorce tant annoncé.

9 h 05 : Passation de pouvoir

Avec lui et nos collègues du service "chaud-tiède" nous sommes sans doute les journalistes de 20 Minutes à s’être le plus fadés de papiers sur le Brexit depuis un an. Ce n’est que justice que ce soit lui qui mène pour le reste de la journée ce live historique. Je laisse la place à l’irremplaçable Jean-Loup Delmas. Restez bien à l’écoute !

9 h 01 : Si vous avez du temps à perdre

Si vous lancez la vidéo de la soirée électorale de la BBC du référendum de 2016 à 15 h 58 et 50 secondes, il sera minuit, et donc effectivement l’heure du Brexit, quand le présentateur David Dimbleby annoncera la victoire officielle du « leave ». Ne me remerciez pas.

 

8 h 57 : Anissa live from London

Restez bien avec nous car nous ne sommes pas qu’en direct de Paris ! Une de nos journalistes maison, Anissa Boumediene, a pris hier l’Eurostar direction Londres pour un week-end de reportages. Vous la retrouverez régulièrement dans ce live.

Pour le moment, elle se réveille, elle est devant sa télé mais a déjà pensé à twitter devant la chaîne d’information Skynews, sur laquelle vous voyez qu’il y a non pas un mais deux comptes à rebours avant le Brexit. Ça leur tarde, visiblement, hein.

8 h 53 : La faute à l’Europe

Si jamais le Brexit se passe mal, sachez que ça sera de la faute des institutions européennes. C’est en tout cas l’eurodéputé RN Nicolas Bay qui le dit ce matin sur France Info.

 

8 h 49 : I’ll always be there for you

Interrogé ce matin sur France Inter, l’ambassadeur britannique en France se veut rassurant sur la relation future entre la France et son pays, toujours liés par la plus que centenaire "entente cordiale".

 

8 h 45 : Par où t’es rentré on t’a pas vu sortir

Encore un coup d’œil sur la presse britannique. Le journal classé à gauche The Independant se demande déjà s’il est impossible que le Royaume-Uni revienne un jour dans l’Union européenne. Faudrait-il encore que le royaume reste uni (voir plus bas).

 

8 h 37 : Just divorced

Peut-être un des meilleurs résumés de la journée se trouve dans ce thread en gif pas piqué des hannetons (j’adore l’expression "ne pas être piqué des hannetons").

 

8 h 32 : Dessine-moi un Brexit

Je ne saurai trop vous conseiller d’aller piquer l’édition du jour de 20 Minutes à votre sortie de métro/tram/whatever pour profiter 1/de cette une dessinée par la géniale Pénélope Bagieu 2/de son interview inspirante 3/de notre page spéciale Brexit bien sûr avec ce qui change et ne change pas pour nous et pour vous ce soir.

Tout ça vous le retrouvez aussi gratuitement sur notre site, et en PDF ici !

8 h 26 : Coup de chapeau à nos confrères et consœurs du site des Jours

 

8 h 21 : Rare image

Vous connaissez tous et toutes cette image si vous êtes une habituée des réseaux sociaux. Dès le vote du Brexit, en juin 2016, elle était apparue. Elle est évidemment acurate comme jamais aujourd’hui.

 

8 h 14 : Dernier tour de piste

Cette semaine les eurodéputés et eurodéputées britanniques ont donc fait leurs adieux au Parlement européen. Un grand moment d’émotion. Pas vraiment pour Nigel Farage, principal porte-voix des europhobes outre-Manche depuis plus de vingt ans. Il a gratifié l’assistance bruxelloise d’un discours dont il a le secret : mâtiné de populisme et de condescendance, mais avec quelques piques bien senties. « Nous aimons l’Europe, nous détestons juste l’Union européenne, a expliqué le leader du Brexit party. Nous sommes venus pour le marché commun, par pour les drapeaux, les hymnes, un président ou même une armée commune. »

 

8 h 06 : Meilleur combo

Votre programme de la journée est clair : lire le live de 20 Minutes avec en bande son la playlist spéciale Brexit de Nova.

 

7 h 58 : Go vers l’indépendance écossaise ?

Vous le savez, le Royaume-Uni est très divisé sur la question du Brexit. Socialement, mais aussi territorialement. L’Ecosse, souvenez-vous, avait voté à plus de 60 % pour rester dans l’UE. Du coup, le sentiment indépendantiste a repris de la vigueur. A tel point que le dernier sondage en date donne une courte victoire aux nationalistes écossais si un nouveau référendum avait lieu demain. Mais ce vote, il n’est précisément pas pour demain. Boris Johnson, le premier ministre britannique, a déjà dit non à Nicola Sturgeon, la première ministre provinciale de l’Ecosse. Les élections au parlement écossais, en 2021, seront sans doute clef.

 

7 h 51 : Synchronisation des montres

Je pense que c’est un bon rappel pour ne pas passer la journée à se faire des nœuds au cerveau : le Royaume-Uni quitte l’Union européenne à minuit ce soir HEURE DE PARIS. A Londres, il sera 23 h 00. C’est pour ça que vous entendez beaucoup de Britanniques dans les reportages télé ou radio parler du Brexit « à 11 heures ».

7 h 44 : RT si t trist

 

7 h 31 : Revue de presse

« It’s time » (le moment est venu), met Libération à sa Une, avec un avion en papier aux couleurs de l’Union Jack. « Le jour du rembarquement », est-il écrit à la page suivante. Guillaume Goubert dans La Croix exprime une sorte de dépit amoureux : « Et personne ne semble penser « Bon débarras ». Nombreux, pourtant, sont ceux qui ont pu se dire un jour ou l’autre : « Mais s’ils n’aiment pas l’Europe, qu’ils s’en aillent et nous laissent faire notre Europe paisiblement ! » Au moment du départ, c’est plutôt un sentiment de tristesse et de vide qui prédomine ».

Au niveau économique « Bruxelles veut à tout prix empêcher l’apparition d’un paradis fiscal dérégulé à ses portes. Il en va de son propre modèle, qui pourrait souffrir de la compétition avec un Singapour-sur-Tamise », écrit Philippe Gélie dans Le Figaro. De son côté, L’Humanité en titre « Boris Johnson dans les pas de Margaret Thatcher » en Une. Son éditorialiste Gaël De Santis insiste sur l’échec pour la gauche que représente l’événement, sous le titre « Le nationalisme, étau pour la gauche ».

Toujours est-il que « le plus dur commence », rappelle Laurent Marchant pour Ouest-France, car « quarante-sept ans d’architecture commune et 600 accords internationaux doivent être révisés, confirmés ou réécrits ». Eh oui : « Brexit : le changement, c’est pas maintenant », rappelle à propos Nord Littoral.

7 h 23 : Press review

« Oui, on l’a fait ! », proclamait le Daily Express, un tabloïd qui a fait ardemment campagne pour la séparation. Le titre surmontait une carte de la Grande-Bretagne formée de unes du journal pendant les 43 mois qui se sont écoulés depuis le référendum de juin 2016. « Une nouvelle aube pour la Grande-Bretagne », titrait un autre tabloïd pro-Brexit, le Daily Mail. « A 11 heures ce soir notre fière nation quitte finalement l’UE – toujours amie avec l’Europe, mais libre et de nouveau indépendante après quarante-sept ans ».

Le quotidien de gauche The Guardian exprimait sa préférence pro-UE, titrant « Petite île » et décrivant le Brexit comme « le plus grand pari depuis une génération ». Pour le Financial Times, « la Grande-Bretagne tire sa révérence et quitte l’UE avec un mélange d’optimisme et de regret ». « Ça a été un sacré voyage », titrait City AM, un journal gratuit destiné aux entreprises, au-dessus d’un dessin représentant un petit train de montagnes russes avec les visages des principaux acteurs de la saga du Brexit.

En Ecosse, où les électeurs étaient majoritairement favorables au maintien dans l’UE, la tonalité était bien différente. Le Scotsman, quotidien d’Edimbourg, titrait amèrement « Adieu, pas au revoir », et déclinait le mot « Adieu » dans 24 langues européennes. Le Daily Record n’était pas plus optimiste, résumant ainsi la situation post-Brexit : « Floués : isolés, moins prospères, plus faibles et divisés ».

7 h 16 : Pleurer et rire, presque en même temps

La Une du très sérieux The Times de Londres ce matin exprime bien toute l’ambiguïté de cette journée alors que, rappelons-le, malgré la claire victoire de Boris Johnson du mois de décembre aux législatives, les sondages sur la question du Brexit sont toujours très très serrés outre-Manche.

 

7 h 09 : Pour un bon réveil

Ce qu’a peut-être donné de mieux le Royaume-Uni au reste du monde et à l’Europe, c’est peut-être sa musique. Je vous propose donc pour commencer la journée dense ce petit bijou de Rebecca Manzoni et France Inter : l’épisode de Tube’n co, le labo sur London Calling des Clash. « L’une des dernières révoltes du rock » en 1979 : à interpréter diversement si vous êtes pro-UE ou pro-Brexit.

 

7 h 03 : Goodbye UK

Moins de dix-sept heures. C’est le temps qu’il reste au Royaume-Uni à vivre dans l’Union européenne. A minuit, heure de Paris, ça sera terminé. Nous sommes ensemble pour vous faire vivre en direct cette journée forcément historique. Bonjour à toutes et à tous, ici Rachel, installez-vous bien !