Irak : Trois roquettes s’abattent sur l’ambassade américaine à Bagdad

VIOLENCES C’est la première fois que ces tirs de roquette s’abattent directement sur l’ambassade des Etats-Unis

20 Minutes avec AFP

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Les manifestants dans les rues de Bagdad dimanche 26 janvier 2020.
Les manifestants dans les rues de Bagdad dimanche 26 janvier 2020. — Khalid Mohammed/AP/SIPA

Trois des cinq roquettes tirées dimanche à Bagdad se sont abattues sur l’ambassade américaine, a annoncé à l’agence France-Presse (AFP) une source des services de sécurité, précisant que l’une d’elles s’est écrasée sur une cafeteria à l’heure du dîner. Au moins une personne a été blessée, a indiqué un haut responsable irakien, qui a requis l’anonymat. Il n’était pas possible de savoir dans l’immédiat si le blessé était un Américain ou un employé irakien.

C’est la première fois que ces tirs de roquette s’abattent directement sur l’ambassade des Etats-Unis, située dans la zone verte, ultrasécurisée de Bagdad, régulièrement visée ces derniers mois. À la suite de l’attaque, les Etats-Unis ont appelé l’Irak à protéger les installations diplomatiques américaines. « Nous appelons le gouvernement de l’Irak à remplir ses obligations, afin de protéger nos installations diplomatiques », a indiqué un porte-parole du département d’Etat.

Un précédent le 20 janvier

C’est la deuxième fois en une semaine que la mission diplomatique est visée. Le 20 janvier, trois roquettes se sont abattues près de l’ambassade. Une source américaine a indiqué à l’AFP que l’une d’entre elles s’était écrasée près de la résidence de l’adjoint de l’ambassadeur. Les tirs de roquette dimanche ont eu lieu plus tôt que d’habitude. Des journalistes de l’AFP ont entendu une détonation provenant de la rive ouest du Tigre à 19 h 30 (17 h 30 heure de Paris).

Le Premier ministre irakien, Adel Abdel Mahdi, et le chef du Parlement, Mohammed al-Halboussi, ont tous deux condamné l’attaque. Adel Abdel Mahdi a dénoncé une « agression » qui pourrait « transformer l’Irak en une zone de guerre ».

Fin décembre, un sous-traitant américain a été tué dans un tir de roquette sur une base abritant des soldats américains dans le nord de l’Irak. En représailles, Washington a mené des raids aériens le 29 décembre contre plusieurs bases des brigades du Hezbollah, un groupe armé chiite irakien membre du Hachd Al-Chaabi, coalition de paramilitaires dominée par des factions pro-Iran et intégrée aux forces régulières. Au moins 25 combattants des brigades du Hezbollah ont été tués dans les frappes et le 31 décembre, des milliers de leurs partisans ont attaqué l’ambassade américaine.