Séisme en Turquie : Au moins 22 morts dans l'est du pays

CATASTROPHE La secousse de magnitude 6,8 est survenue vendredi soir

20 Minutes avec AFP

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Un séisme de magnitude 6,8 s'est produit à Elazig, dans l'Est de la Turquie, le 24 janvier 2020.
Un séisme de magnitude 6,8 s'est produit à Elazig, dans l'Est de la Turquie, le 24 janvier 2020. — Ali Haydar GOZLU / AFP

Au moins 22 personnes ont été tuées et plus d’un millier blessées par un puissant séisme qui a frappé l’est de la Turquie, où les secours ont extrait ce samedi de premiers survivants de bâtiments effondrés.

L’AFAD a précisé qu’au moins 30 répliques du séisme avaient été enregistrées par la suite et que plus de 400 équipes de secouristes avaient été envoyées sur place. Au moins 22 personnes ont trouvé la mort et 1.200 ont été blessées, selon le dernier bilan de l’AFAD.

La population sous le choc

Au moins trente personnes étaient signalées bloquées dans les décombres depuis la violente secousse de magnitude 6,8 survenue vendredi dans le district de Sivrice, dans la province d’Elazig.

Sur Twitter, l’AFAD, l’agence gouvernementale des situations de catastrophe, a indiqué tôt samedi que cinq survivants avaient pour l’instant été extraits de bâtiments en ruines. Parmi ces survivants figure une femme enceinte qui a passé une douzaine d’heures sous les décombres, selon l’agence étatique Anadolu. Un correspondant de l’Agence France-Presse (AFP) sur place a vu une équipe de secouristes évacuer un blessé des débris d’un immeuble de cinq étages qui s’est effondré à Elazig.

Dans le froid glacial de la rue, certains habitants ont allumé des feux pour se chauffer pendant la nuit. « C’était effrayant, les meubles nous sont tombés dessus. Nous nous sommes précipités dehors », a déclaré à l’AFP Melahat Can, 47 ans, habitant d’Elazig. « Nous allons passer les prochains jours dans une ferme à l’extérieur de la ville ».

Les secouristes à l’œuvre

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé que « toutes les mesures nécessaires » seraient prises pour venir en aide aux zones frappées par la secousse et qu’il avait dépêché plusieurs ministres sur place. « Avec toutes nos institutions, notamment l’AFAD et le Croissant-Rouge, nous nous tenons aux côtés de notre peuple », a-t-il tweeté. En signe de solidarité avec les sinistrés, le président Recep Tayyip Erdogan a assisté aux funérailles, à Elazig, d'une mère et de son fils tués dans le séisme. Il s'est ensuite rendu dans le quartier de Mustafa Pasa, où deux immeubles résidentiels se sont effondrés, affirmant que l'Etat ferait "tout ce qui est en son pouvoir" pour aider les habitants.

Des salles de sport, des écoles et des bibliothèques ont ouvert leurs portes pour accueillir les personnes ayant fui leurs maisons après le séisme, selon les autorités. La télévision turque a diffusé des images d’habitants paniqués se ruant à l’extérieur des bâtiments, et d’au moins un immeuble dont le toit était en feu. Elle a aussi montré des images de secouristes à la recherche d’éventuels survivants dans les décombres d’un bâtiment.

La Turquie, une zone privilégiée des séismes

La Turquie, située dans une des zones sismiques les plus actives du monde, est fréquemment touchée par des tremblements de terre.

En 1999, un séisme de magnitude 7,4 avait frappé le nord-ouest du pays, faisant plus de 17.000 morts, dont un millier à Istanbul. Le dernier puissant séisme à frapper la Turquie (7,1 sur l’échelle de Richter) s’est produit en 2011 dans la province de Van (est), faisant plus de 600 morts.

En septembre, un séisme de magnitude 5,7 a touché Istanbul, la capitale économique du pays. Les experts estiment qu’un tremblement de terre majeur peut à tout moment toucher cette ville de plus de 15 millions d’habitants, où l’habitat, souvent anarchique, n’est que rarement aux normes antisismiques.