75e anniversaire de la libération d'Auschwitz : La Shoah ne peut être utilisée pour « justifier » la « division » ou la « haine »

DISCOURS Le président français a salué le « symbole » de plusieurs nations rassemblées pour commémorer la libération d’Auschwitz

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron, le 23 janvier 2020 à Jérusalem.
Emmanuel Macron, le 23 janvier 2020 à Jérusalem. — Abir SULTAN / POOL / AFP

La Shoah ne peut être utilisée pour justifier la « division » ou « la haine contemporaine », a déclaré ce jeudi le président français Emmanuel Macron lors des commémorations à Jérusalem du 75e anniversaire de la libération du camp nazi d’Auschwitz.

« Nul n’a le droit de convoquer ses morts pour justifier quelque division ou quelque haine contemporaine », a dit le président. « Car tous ceux qui sont tombés nous obligent à la vérité, à la mémoire, au dialogue, à l’amitié. » Son discours intervient après ceux du vice-président américain Mike Pence et du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou : le premier a appelé à « rester ferme » face à l’Iran et le second à agir contre les « tyrans de Téhéran » afin d’éviter une « autre Shoah ».

La question iranienne au menu

Devant des centaines d’invités dont une quarantaine de dirigeants étrangers, Emmanuel Macron s’est interrogé : « Quel plus beau symbole que de nous voir ici tous rassemblés et unis, de faire œuvre utile pour lutter contre le déni comme le ressentiment ou les discours de vengeance ».

Les Etats-Unis et Israël, pays alliés, ont tous les deux fait de l’Iran leur ennemi. La question iranienne a d’ailleurs été au menu de la rencontre mercredi entre Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahou, qui exhorte Paris à imposer des sanctions à Téhéran à l’instar des Etats-Unis.