Etats-Unis : Le Pentagone reconnaît une attaque informatique menée « avec succès » contre Daesh

HACKERS Selon l’armée américaine, cette attaque a mis en difficulté le groupe terroriste, « en lui imposant des coûts élevés en temps et en ressources »

20 Minutes avec AFP

— 

Le bâtiment du Pentagone à Washington (Etats-Unis).
Le bâtiment du Pentagone à Washington (Etats-Unis). — STAFF / AFP

Face à d’inquiétantes campagnes de propagande de groupes extrémistes, comme Daesh, sur les réseaux sociaux, les Etats-Unis contre-attaquent. On apprend, ce mercredi, que l’armée américaine aurait perturbé « avec succès » la diffusion des messages du groupe terroriste au cours d’une opération de hacking menée à partir de 2016. Ces documents fournis par le commandement américain pour l’attaque et la défense informatique (Cybercom) ont été rendus publics par l’université George Washington.

Jusque-là classés secret-défense, ils indiquent que le Cybercom « a combattu Daesh avec succès dans le domaine de l’information » et affecté les capacités du groupe djihadiste à radicaliser et recruter des combattants « en lui imposant des coûts élevés en temps et en ressources ».

Un processus encore trop lent

Obtenus en vertu d’une loi sur la transparence dans l’administration, les documents analysent les conditions dans lesquelles a été menée l’opération « Glowing Symphony », la première attaque informatique officiellement admise par le Pentagone. Le Cybercom conclut à une « réduction significative » de la campagne de recrutement de Daesh, mais ajoute que ses efforts ont été ralentis par des procédures administratives « longues et difficiles » pour faire approuver l’opération.

Vu que le Cybercom est destiné à multiplier ce genre d’attaques informatiques, de meilleures procédures devraient être mises en place pour « accélérer le processus », ajoute le commandement militaire américain dans ce qui est lisible de ces documents.

Les documents n’indiquent pas si l’opération a été interrompue, mais ils révèlent sa « complexité sans précédent », avec des difficultés en termes de coordination et d’évaluation. Les Etats-Unis avaient déjà officiellement reconnu avoir ajouté l’arme informatique à leur arsenal, mais ces nouveaux documents sont les plus détaillés jamais publiés sur l’opération contre Daesh, initialement approuvée pour 30 jours fin 2016 puis prolongée en juillet 2017, selon le site de l’université George-Washington.