La délicate transition George W. Bush - Barack Obama

DECRYPTAGE Jusqu'au 20 janvier 2009, George W. Bush reste Président des Etats-Unis, il promet une passation de pouvoir en douceur, mais entend bien garder les rênes...

Julien Ménielle avec agence

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A Damas, le pouvoir mais aussi beaucoup de citoyens ordinaires se réjouissent du départ de l'actuel président américain, jugeant que son successeur ne pourra qu'oeuvrer davantage pour la paix.
A Damas, le pouvoir mais aussi beaucoup de citoyens ordinaires se réjouissent du départ de l'actuel président américain, jugeant que son successeur ne pourra qu'oeuvrer davantage pour la paix. — Jim Watson AFP/Archives

«Monsieur le président élu, mes félicitations! Quelle nuit superbe pour vous, votre famille et vos partisans.» Une voix de plus dans le concert des messages adressés à Barack Obama. Celui-ci est signé... du président des Etats-Unis. Car jusqu'au 20 janvier 2009, c'est bien George W. Bush qui assure cette fonction. Et c'est une délicate période de transition de 77 jours qui s'ouvre.

Délicate parce qu'elle a lieu dans une période de conflit militaire. Une première depuis 1969, quand Lyndon B. Johnson avait cédé sa place à Richard Nixon en pleine guerre du Vietnam. Délicate aussi parce que les Etats-Unis traversent une grave crise économique.

«Je continuerai à conduire les affaires»

«Je tiendrai le président-élu complètement informé des décisions importantes que je prendrai», promet George W. Bush à son successeur, assurant que «cette transition se passera en douceur». Pas question de s'effacer devant Obama pour autant. «Je continuerai à conduire les affaires aussi longtemps que je serai en poste», prévient Bush.

C'est donc bien lui qui accueillera, près de Washington, le sommet mondial du G20 sur la crise financière le 15 novembre. Et c'est encore lui qui discutera avec le gouvernement irakien des conditions du maintien de la présence militaire américaine en Irak après le 31 décembre.

Une équipe à former

Pour Obama, cependant, pas question de se tourner les pouces jusqu'en janvier. Le «président-élu» a de quoi s'occuper dans un premier temps avec la formation de son équipe.

«Plus de 1.100 emplois sont occupés par des gens nommés par le président au sein de l'exécutif», rappelait récemment Clay Johnson III. Il sait de quoi il parle, pour avoir avoir géré la transition Clinton-Bush en 2000-2001. Le nom du secrétaire général de la Maison Blanche devrait ainsi être annoncé dans les jours qui viennent.

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