Louis Vuitton dévoile à sa clientèle « Sewelô », le deuxième plus gros diamant du monde

LUXE « Sewelô », qui signifie « découverte rare », a été extrait au Botswana et pèse 350 grammes

20 Minutes avec agences

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Illustration Louis Vuitton.
Illustration Louis Vuitton. — Francois Mori/AP/SIPA

Un diamant brut gros comme une balle de tennis. La maison Louis Vuitton a commencé à présenter ce mardi, à Paris, cette pierre hors norme à une poignée de clients triés sur le volet. Elle espère s’imposer grâce à elle dans le cercle fermé de la haute joaillerie.

Baptisé « Sewelô » – ce qui signifie « découverte rare » dans la langue tswana, parlée au Botswana où il a été extrait – le diamant n’a pas encore été taillé ni même poli, et reste donc mystérieusement caché sous son enveloppe de carbone noir originel. Il pèse 1.758 carats – soit environ 350 grammes. Il s’impose comme le deuxième plus gros diamant brut au monde après le « Cullinan » et ses 3.100 carats, découvert en Afrique du Sud en 1905.

5 % pour le Botswana

La semaine dernière, Lucara Diamond, société canadienne propriétaire de la mine d’où a été extraite la pierre en avril 2019, avait dévoilé un accord passé avec le tailleur de diamants HB Company, basé à Anvers, et la maison Louis Vuitton, surtout connue pour son prêt-à-porter et ses sacs à main. « L’objectif de cette collaboration sans précédent entre une compagnie minière, un tailleur et une grande marque de luxe sera de planifier, tailler et polir une collection de diamants à partir de Sewelô », indiquait le groupe d’extraction.

Il précisait qu’il allait toucher « un intérêt de 50 % » sur le prix des diamants une fois polis, tandis que « 5 % du produit total des ventes » serait réinvesti dans des projets communautaires au Botswana. « C’est une découverte incroyable, que l’on peut faire uniquement dans la nature, avec cette force magique que seuls les diamants naturels peuvent avoir », met en avant Raluca Anghel, responsable des Affaires publiques de l’association des producteurs de diamants (DPA).

La pierre, présentée au public ce mardi

Louis Vuitton, marque-phare du géant du luxe LVMH, n’a pas dévoilé d’éléments sur la valeur marchande du diamant, qui ne pourra être évaluée qu’après polissage.

Cette opération de Louis Vuitton « intervient également alors que sa maison-mère, LVMH, vient de racheter le joaillier Tiffany pour 16 milliards de dollars, ce qui montre bien qu’il investit dans tout le secteur, qu’il est un acteur extrêmement important qui inspire confiance », relève Raluca Anghel, qui représente les producteurs de diamants.