Chine : L’ancien président d’Interpol condamné à 13 ans de prison pour corruption

JUSTICE Après avoir disparu du siège d’Interpol à Lyon en septembre 2018, Meng Hongwei avait annoncé qu’il était rentré en Chine où il avait été placé en détention pour corruption

20 Minutes avec AFP

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Meng Hongwei photographié en 2017 à l'occasion d'une conférence à Singapour.
Meng Hongwei photographié en 2017 à l'occasion d'une conférence à Singapour. — ROSLAN RAHMAN / AFP

Disparu depuis septembre 2018, Meng Hongwei, l’ancien patron chinois d’Interpol, a été condamné à 13 ans et six mois de prison pour corruption, a annoncé la justice chinoise, ce mardi.

Meng Hongwei a également été condamné à deux millions de yuans d’amende (environ 260.000 euros), a précisé le Tribunal populaire intermédiaire n°1 de Tianjin (nord). Le tribunal a précisé que Meng Hongwei acceptait le verdict et ne ferait pas appel.

Meg Hongwei suspendu de toute fonction officielle

Meng Hongwei s’était subitement volatilisé d’Interpol en septembre 2018, ne donnant pas de nouvelles après avoir quitté Lyon, où se trouve le siège de l’organisation policière internationale. Au bout d’une dizaine de jours, Pékin avait annoncé qu’il était rentré en Chine où il avait été placé en détention, soupçonné de corruption.

Meng Hongwei a été exclu en mars 2019 du Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir et de toute fonction officielle. Le tribunal a publié plusieurs photos montrant Meng Hongwei dans la salle d’audience, entouré de deux policiers, les traits tirés et les cheveux blanchis.

Près de 1,5 million de cadres du Parti communiste chinois sanctionnés

Meng Hongwei est l’énième haut dirigeant communiste à succomber à la campagne anticorruption​ lancée en 2013 par le président Xi Jinping peu après son arrivée au pouvoir. Elle a déjà sanctionné au moins 1,5 million de cadres du PCC, selon des chiffres officiels.

Très populaire auprès d’une opinion publique lassée des malversations, cette opération « mains propres » est également soupçonnée de servir à faire tomber des opposants internes à la ligne du chef de l’Etat chinois. L’épouse de Meng Hongwei ainsi que ses deux enfants ont obtenu l’asile politique en France début mai, selon leur avocat. Sa femme avait affirmé avoir été victime d’une tentative d’enlèvement.