Les journaux américains s'emballent et s'interrogent

REVUE DE PRESSE L'élection d'Obama suscite autant d'espoir que d'interrogations dans les quotidiens...

Jérôme Comin

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L’élection de Barack Obama suscite autant d’espoir que d’interrogations dans les quotidiens américains...

«Le retour du Jedi.» Pour Marc Ginsberg, d’
«Huffingtonpost», l’élection de Barack Obama s’accompagne d’un nouvel espoir. Cet événement fait que «tous les Américains méritent de nouveau de croire en la grandeur des Etats-Unis». Et après huit années de règne républicain, il estime que «l’étoile de la mort a été détruite».

«L’ultime barrière raciale brisée»

Du côté du
«Los Angeles Times», cette élection fera date car «Barack Obama, fils d’un père Kenyan et d’une mère blanche originaire du Kansas, a brisé l’ultime barrière raciale en devenant le premier afro-américain à accéder au plus haut poste du pays». Le journal californien n’hésite pas à rappeler que «lorsque Obama est né, les personnes qui avaient sa couleur de peau n’avaient pas le droit de vote dans certaines parties du pays, et que nombreux d’entre eux avaient été tués pour avoir essayé.»

«Aucune expérience réelle au niveau exécutif»

Mais pour le
«New York Times», «ce n’est pas le temps des lauriers pour Obama [car] le plus dur commence maintenant.» Le quotidien de la cote est des Etats-Unis ne verse pas dans l’euphorie: «Sur les épaules de ce jeune sénateur de 47 ans, qui jouit certes de grandes inspirations mais qui ne bénéficie d’aucune expérience réelle au niveau exécutif, incombe maintenant la gestion de deux guerres, la protection du pays contre la menace terroriste et réparer une économie déchiquetée.»

«Les décisions difficiles suivent le triomphe»

D’ailleurs le
«Washington Post» s’interroge sur les moyens d’actions dont dispose ce 44e président des Etats-Unis: «Obama a promis de mettre un terme à la guerre en Irak, de vaincre Al-Qaida et les talibans en Afghanistan. Il a prévu de changer le pays et sa politique. Maintenant, il doit expliquer exactement comment il compte s’y prendre.» Car pour le journaliste, « les décisions difficiles suivent le triomphe».