Yémen: Au moins 100 soldats progouvernement tués dans une attaque des Houthis

GUERRE Une guerre civile ravage ce pays de la péninsule Arabique depuis près de cinq ans

20 Minutes avec AFP

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Des soldats houthis. (archives)
Des soldats houthis. (archives) — Hani Mohammed/AP/SIPA

Au moins 100 soldats progouvernement ont été tués, samedi, dans un tir de missile des rebelles houthis contre la mosquée de leur camp, ont indiqué dimanche des médecins et des responsables militaires. Le drame s’est produit dans la province de Marib à l’est de Sanaa, au Yemen

Les morts et les blessés ont été transportés dans l’hôpital de la ville de Marib, chef-lieu de la province de même nom. Le bilan a été confirmé par des responsables militaires progouvernementaux, qui ont affirmé que l’attaque avait été lancée par les Houthis. Le président Abd Rabbo Mansour Hadi a également accusé les rebelles d’être responsables de l’attaque, qu’il a qualifiée de « lâche et terroriste », selon l’agence officielle Saba. Il n’y a cependant pas eu pour le moment de revendication.

La mosquée visée par un drone

Le gouvernement du président Hadi, reconnu par la communauté internationale et soutenu par une coalition militaire menée par l’Arabie saoudite, est en guerre contre les rebelles depuis 2014, année à laquelle ils ont pris la capitale Sanaa et une bonne partie du nord du Yémen. L’attaque a visé un camp militaire de la province de Marib situé à 170 km à l’est de la capitale, selon une source militaire.

La mosquée a été visée par un missile puis par un drone, a précisé cette source. « Cette action honteuse de la milice des Houthis confirme que cette dernière n’a aucune intention pacifique, qu’elle ne veut que la mort et la destruction et qu’elle est l’instrument de l’Iran dans la région », a souligné le président Hadi.

Selon diverses organisations humanitaires, le conflit a tué des dizaines de milliers de personnes, essentiellement des civils, depuis l’intervention en 2015 de Riyad à la tête de la coalition. Environ 3,3 millions de personnes sont toujours déplacées et 24,1 millions, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d’assistance, selon l’ONU, qui qualifié régulièrement le conflit au Yémen de pire crise humanitaire actuelle dans le monde.