Mort de Soleimani : Un compte à rebours et puis « boum », raconte Trump

RÉCIT Le président américain a livré sa version de la frappe qui a « secoué le monde » lors d’un dîner privé

20 Minutes avec AFP

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Donald Trump, à Washington, le 13 janvier 2020.
Donald Trump, à Washington, le 13 janvier 2020. — REX/SIPA

Des caméras « à des kilomètres dans le ciel », un compte à rebours et puis « boum » : Donald Trump a raconté les derniers instants du puissant général iranien Qassem Soleimani, tué par l’armée américaine dans une frappe qui a « secoué le monde ».

Ce récit, le président des Etats-Unis l’a livré vendredi soir à des donateurs du Parti républicain réunis dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, pour l’un des nombreux dîners privés de levée de fonds qu’il enchaîne.

Un enregistrement diffusé par CNN

La chaîne CNN a diffusé samedi un enregistrement sonore (en anglais) qu’elle s’est procuré, dans lequel on entend le milliardaire parler du haut gradé des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la république islamique d’Iran, éliminé le 3 janvier à l'aéroport de Bagdad avec son lieutenant irakien Abou Mehdi Al-Mouhandis. « Il était censé être invincible », a-t-il lancé.

Selon lui, avant la frappe qui l’a visé dans la capitale irakienne, « il disait des mauvaises choses sur notre pays ». « Il disait, genre, “nous allons attaquer votre pays, nous allons tuer vos gens”. J’ai dit : “Combien de temps est-ce qu’on doit encore écouter cette merde ?” »

« Et puis soudain, boum »

Donald Trump a ensuite reproduit la scène, imitant les militaires qui s’adressaient à lui alors qu’il suivait l’opération en simultané depuis les Etats-Unis. « Ils ont dit : “Monsieur (…) Ils ont deux minutes et onze secondes à vivre. Ils sont dans la voiture. Ils sont dans un véhicule blindé qui est en marche. Monsieur, ils ont environ une minute à vivre, Monsieur… 30 secondes, 10, 9, 8…” Et puis soudain, boum. “Ils ne sont plus là, Monsieur.” » Le président américain s’est réjoui d’en avoir éliminé « deux pour le prix d’un » (Qassem Soleimani et Abou Mehdi Al-Mouhandis).

Il a reconnu que la frappe avait « secoué le monde », mais, a-t-il dit, « il méritait qu’on le frappe durement ». « Parce qu’il était méchant, il a tué (…) des centaines de milliers de personnes et des milliers d’Américains », a-t-il ajouté au sujet du général iranien.

L’Iran a riposté quelques jours plus tard en tirant des missiles contre des cibles américaines en Irak, sans toutefois faire de morts. Dans le sillage de ces représailles, l’armée iranienne a toutefois abattu « par erreur » un avion de ligne ukrainien au départ de Téhéran, tuant 176 personnes.