Royaume-Uni : Une entreprise accorde des congés supplémentaires aux salariés non-fumeurs

TABAC Le patron a calculé que trois pauses cigarette quotidiennes de dix minutes chacune représentent plus de 16 jours sur une année entière

20 Minutes avec agence

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Une entreprise britannique accorde des jours de congé en plus au non-fumeurs. (Illustration)
Une entreprise britannique accorde des jours de congé en plus au non-fumeurs. (Illustration) — F. Scheiber / 20 Minutes

Don Bryden, le directeur général d’une agence de recrutement de Swindon (Royaume-Uni) a décidé d’accorder à ses salariés non-fumeurs quatre jours de congés payés supplémentaires. Le dirigeant de KCJ Training and Employment Solutions entend ainsi lutter contre une différence de traitement désavantageant les employés qui ne fument pas. « Je veux m’assurer que ceux qui restent assis et travaillent pendant que d’autres prennent leur pause cigarette reçoivent une sorte de compensation », explique le patron à BBC.

« Avec trois pauses cigarette de dix minutes chaque jour, on arrive à 16 jours et quart sur l’ensemble de l’année sur la base d’une journée de huit heures », calcule Don Bryden, lui-même fumeur. Quant à celles et ceux qui ne prennent qu’une seule pause quotidienne, ils passent cinq jours par an à fumer au travail.

Des congés en plus pour ceux qui tentent d’arrêter ?

Le directeur dit avoir eu l’idée de la nouvelle réglementation en découvrant dans les médias qu’elle était déjà appliquée dans certaines sociétés au Japon, raconte Ouest-France. La mesure est bien passée auprès des fumeurs comme des non-fumeurs, assure le dirigeant et celui-ci se défend de toute discrimination envers les amateurs de cigarette.

« Ce que je dis, c’est que si vous faites une pause tabac, très bien, faites-le. Je ne demande à personne d’arrêter », précise-t-il. Don Bryden indique cependant être prêt à soutenir les employés qui souhaiteraient devenir non-fumeurs. Il promet d’ailleurs un jour de congé supplémentaire à toute personne arrêtant la cigarette pendant trois mois. Et deux jours pour six mois d’abstinence. « N’oubliez pas, un lieu de travail plus sain rend les gens plus heureux », conclut le directeur.