Enquête russe : Un ex-conseiller de Donald Trump fait marche arrière

JUSTICE Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale du président Donald Trump, a demandé mardi à un juge la permission de retirer son plaider coupable

20 Minutes avec AFP

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Donald Trump et son conseiller Michael Flynn, pendant la campagne présidentielle, le 29 septembre 2016.
Donald Trump et son conseiller Michael Flynn, pendant la campagne présidentielle, le 29 septembre 2016. — John Locher/AP/SIPA

Nouveau rebondissement dans l’enquête russe. Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale du président Donald Trump, a demandé mardi à un juge la permission de retirer son plaider coupable dans l’enquête aux Etats-Unis sur l’ingérence russe dans la présidentielle de 2016. Les procureurs n’ont pas respecté l’accord relatif au plaidoyer que Michael Flynn avait conclu avec eux car ils lui ont demandé de fournir un faux témoignage, ont argumenté les avocats de l’ancien conseiller de Donald Trump, dans une volte-face.

Michael Flynn, 61 ans, avait plaidé coupable en décembre 2017 d’avoir menti au FBI au sujet de ses contacts avec Sergueï Kislyak, qui était alors l’ambassadeur de Russie aux Etats-Unis, au moment de la transition à la présidence entre Barack Obama et Donald Trump.

Il avait plaidé coupable pour avoir menti au FBI

Michael Flynn, un général à la retraite, était resté seulement 22 jours à son poste dans l’administration Trump. Au moment de son départ, il faisait l’objet d’investigations pour ses contacts avec des Russes, et il avait plaidé coupable pour avoir menti au FBI, le service fédéral de police judiciaire et de renseignement intérieur.

Michael Flynn a changé d’avocats en juin. Selon ses nouveaux conseils, les procureurs lui ont demandé d’avouer faussement qu’il avait menti en remplissant auprès du ministère de la Justice des formulaires pour dissimuler le travail effectué par son cabinet de lobbying pour l’Etat turc. Ce rebondissement intervient alors que Michael Flynn devait être condamné dans deux semaines. Tout changement de plaidoyer doit être approuvé par un juge.