Russie : Poutine propose un référendum pour des modifications à la Constitution

VOTE Le Parlement obtiendrait un peu plus de pouvoir mais le régime resterait présidentiel

20 Minutes avec AFP

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Vladimir est le président de la Fédération de Russie depuis 2000 (sauf entre 2008 et 2012).
Vladimir est le président de la Fédération de Russie depuis 2000 (sauf entre 2008 et 2012). — lexei Nikolsky/TASS/Sipa USA/SIPA

Vladimir Poutine a proposé la tenue d’un référendum sur des réformes de la Constitution russe devant renforcer les pouvoirs du Parlement, tout en préservant le caractère présidentiel du système politique qu’il pilote depuis 20 ans. Il n’a pas précisé de calendrier dans son allocution annuelle devant les membres du Parlement et les élites politiques.

La principale mesure annoncée vise à renforcer le rôle du Parlement dans la formation du gouvernement, lui donnant la prérogative d’élire le Premier ministre que le président sera alors obligé de nommer. Actuellement, la Douma confirme le choix du chef de l’Etat. Selon Vladimir Poutine, il s’agit d’un changement « significatif » pour lequel il a jugé la Russie assez « mûre ». Les deux Chambres du Parlement sont aujourd’hui dominées par des forces pro-Poutine et ne s’opposent jamais aux volontés du Kremlin.

La question de l’avenir de Poutine

Les propositions de réformes exposées par Vladimir Poutine visent aussi à renforcer les pouvoirs des gouverneurs régionaux, à interdire aux membres du gouvernement et aux juges d’avoir des permis de séjour à l’étranger et à obliger tout candidat à la présidentielle à avoir vécu les vingt-cinq dernières années en Russie. Néanmoins, Vladimir Poutine, dont l’actuel mandat s’achève en 2024 et qui en l’état actuel de la législation n’a pas le droit de se représenter, a souligné que la Russie devait rester dirigée par un système présidentiel.

Ainsi le président conservera le droit de limoger tout membre du gouvernement, nommera les chefs de toutes les structures sécuritaires, et pourra écarter les présidents des Cours suprême et constitutionnelle. Sans apporter de précisions, Vladimir Poutine a aussi évoqué la question d’un changement de l’article qui limite le nombre des mandats présidentiels « à deux mandats successifs ». L’ensemble de ces annonces va donc continuer de nourrir les interrogations quant à son avenir au-delà de 2024, la fin de son mandat présidentiel actuel.