Attaque « terroriste » contre une base de Floride : Apple refuse de débloquer l’iPhone du tireur

ETATS-UNIS Un militaire saoudien avait ouvert le feu le 6 décembre dernier, faisant trois morts avant d’être abattu

P.B. avec AFP

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Le ministre américain de la Justice Bill Barr, le 13 janvier 2020.
Le ministre américain de la Justice Bill Barr, le 13 janvier 2020. — J. Scott Applewhite/AP/SIPA

« Un acte terroriste motivé par l’idéologie djihadiste. » Lundi, le ministre américain de la Justice, Bill Barr, a annoncé que l’attaque contre la base militaire de Pensacola, en Floride, le 6 décembre dernier, était désormais considérée comme un « acte terroriste ». Alors qu’un aviateur saoudien en formation sur cette base avait ouvert le feu, faisant trois morts et huit blessés avant d’être abattu, 21 militaires saoudiens vont être renvoyés dans leur pays.

La police fédérale n’a trouvé « aucune preuve d’une collaboration ou de la connaissance préalable de l’attaque » par d’autres militaires, a précisé Bill Barr. L’auteur des tirs était « motivé par l’idéologie djihadiste », a ajouté le ministre.

Apple refuse de débloquer deux iPhone du tireur

Bill Barr a exigé qu’Apple débloque deux iPhone appartenant au tireur, ce que l’entreprise a pour le moment refusé, se contentant de fournir au gouvernement américain des documents stockés sur iCloud, précise le New York Times. Mais les enquêteurs souhaitent accéder au contenu de ces deux smartphones afin de pouvoir consulter des messageries cryptées utilisées par le tireur, comme Signal ou Telegram, afin de vérifier s’il s’est coordonné avec d’autres personnes.

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement américain et Apple vont au clash. Lors de la fusillade terroriste de San Bernardino, Apple avait déjà refusé de débloquer un iPhone protégé par un code PIN, expliquant qu’une telle action affaiblirait la sécurité de ses appareils. Alors que le chiffrement des messageries et des smartphones protègent la vie privée des utilisateurs, le FBI milite pour que les entreprises technologiques lui fournissent une porte dérobée, ce que la Silicon Valley refuse catégoriquement.