Les Etats-Unis vont expulser des Saoudiens en formation militaire, après une enquête

MILITAIRES Le FBI a enquêté sur ces apprentis soldats et les accuse de « liens avec l’extrémisme et de détention de pornographie infantile »

20 Minutes avec agences

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La police fédérale américaine, le FBI, dispose d'une armée d'informateurs infiltrés pour traquer les apprentis djihadistes
La police fédérale américaine, le FBI, dispose d'une armée d'informateurs infiltrés pour traquer les apprentis djihadistes — Mandel Ngan AFP

Les Etats-Unis vont expulser au moins une douzaine de Saoudiens en formation militaire. Ils les accusent de liens avec l’extrémisme et de détention de pornographie infantile, dont les délits ont été découverts lors d’une enquête sur une fusillade d’un officier saoudien en Floride, ont rapporté ce samedi plusieurs médias.

En décembre, Mohammed Alshamrani se trouvait aux Etats-Unis dans le cadre d’un programme de formation militaire saoudien. Celui-ci a ouvert le feu dans une salle de classe de la base aéronavale de Pensacola, tuant trois marins et blessant huit personnes avant d’être abattu par la police.

Aucun « signe de menace immédiate »

Même si les stagiaires en question ne sont pas accusés d’avoir aidé Alshamrani, certains d’entre eux avaient des liens avec des mouvements extrémistes ou étaient en possession de matériel de pornographie infantile, a rapporté CNN. L’enquête, qui a été menée par le FBI, a également révélé que plusieurs d’entre eux n’avaient pas signalé le comportement inquiétant de l’agresseur avant l’attaque, selon le Washington Post.

A la mi-décembre, le Pentagone a déclaré qu’il avait effectué des vérifications sur les antécédents de tous les militaires saoudiens actuellement en formation aux Etats-Unis et qu’il n’avait trouvé aucun « signe de menace immédiate ». Des responsables du ministère de la Défense ont interrompu la formation des étudiants militaires saoudiens aux Etats-Unis après l’attaque, tandis que l’enseignement en classe s’est poursuivi.

Apple n’a pas voulu débloquer les téléphones

Le tireur de 21 ans, un lieutenant de la Royal Air Force saoudienne, était armé d’un pistolet acheté légalement. Il aurait publié sur Twitter un manifeste avant la fusillade, dénonçant l’Amérique comme « une nation du mal ». Selon le Washington Post, le FBI a demandé à Apple de l’aider à accéder aux deux iPhones d’Alshamrani, mais le géant américain des technologies a résisté aux demandes de l’Etat pour débloquer les appareils.

La marque à la pomme a indiqué avoir déjà aidé l’agence de renseignements en partageant des données connexes dans son stockage sur le cloud. Quelque 5.000 militaires de pays étrangers suivent une formation aux Etats-Unis, parmi lesquels environ 850 Saoudiens.