Australie : Siemens maintient sa participation à un projet minier controversé depuis le début des incendies

AUSTRALIE Alors que l’Australie est ravagée par des incendies, un projet controversé de mine de charbon suscite l’indignation de militants écologistes

20 Minutes avec AFP

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Le patron de Siemens, Joe Kaeser, a annoncé le maintien de la participation de son entreprise à un projet de mine de charbon en Australie.
Le patron de Siemens, Joe Kaeser, a annoncé le maintien de la participation de son entreprise à un projet de mine de charbon en Australie. — Soeren Stache/AP/SIPA

Le groupe allemand Siemens a annoncé dimanche maintenir sa participation à un projet controversé de mine de charbon en Australie, dénoncé par les écologistes au moment où le pays est frappé par des incendies sans précédent.

« Nous venons de finir notre réunion extraordinaire (…). Nous avons évalué toutes les options et avons conclu que nous devons remplir nos engagements contractuels », a déclaré le patron de Siemens, Joe Kaeser, dans un message sur son compte twitter. Il a aussi promis que son groupe allait créer une instance chargée du développement durable afin de mieux « gérer à l’avenir les questions de la protection de l’environnement ».

Un contrat à 18 millions d’euros

Le contrat, d’un montant de 18 millions d’euros, prévoit que Siemens fournisse la signalétique pour le chemin de fer du projet Carmichael dans le Queensland, près de la Grande barrière de corail.

Très controversé, la construction de la mine est depuis son origine plombée par des problèmes judiciaires et réglementaires et par la mobilisation d’organisations dénonçant sans relâche son impact environnemental.

Le patron de Siemens avait rencontré vendredi Luisa Neubauer et Nick Heubeck, deux représentants du mouvement écologiste Fridays for Future, qui avait organisé vendredi des manifestations dans des dizaines de villes allemandes pour protester contre la participation du groupe à ce projet.

27 millions de tonnes de charbon

En décembre, M. Kaeser avait promis de « prendre au sérieux » la contestation. Siemens, qui dit soutenir l'accord de Paris sur le climat, veut devenir neutre en émissions de CO2 d’ici 2030.

La mine doit produire jusqu’à 27 millions de tonnes de charbon par an, a indiqué l’année passée le conglomérat indien Adani, à l’origine du projet, qui bénéficie du soutien du Premier ministre australien Scott Morrison.

Les écologistes font valoir que le charbon produit contribuera au réchauffement climatique mondial qui dégrade la Grande barrière, classée au Patrimoine mondial.

De nombreuses grandes banques ont refusé de s’associer à Carmichael, du fait d’une volonté grandissante de sortir des énergies fossiles. Les partisans du projet font valoir que la mine créera des centaines d’emplois.