Bouteflika veut briguer un troisième mandat

ALGERIE Le président a annoncé une modification de la limitation du nombre de mandats...

MD avec agence

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Le ministère des Affaires étrangères a estimé mardi que l'accord signé samedi entre Rome et Tripoli "n'est ni un précédent, ni une référence" car "chaque histoire bilatérale avance comme elle le souhaite, chaque histoire est spécifique", dans une comparaison avec la colonisation française en Algérie.
Le ministère des Affaires étrangères a estimé mardi que l'accord signé samedi entre Rome et Tripoli "n'est ni un précédent, ni une référence" car "chaque histoire bilatérale avance comme elle le souhaite, chaque histoire est spécifique", dans une comparaison avec la colonisation française en Algérie. — Fayez Nureldine AFP/Archives

Abdelaziz Bouteflika pourra se présenter une troisième fois à l’élection présidentielle. Une prochaine révision de la constitution algérienne par le Parlement supprimera, entre autres, la limitation du nombre des mandats présidentiels.

Afin «de consacrer pleinement le droit souverain du peuple à choisir librement ses dirigeants, (...) l'amendement proposé à l'article 74 maintient que la durée du mandat présidentiel est de cinq ans et dispose que le président de la République est rééligible», selon un communiqué du Conseil des ministres algérien. L'article 74 de la constitution actuellement en vigueur limite à deux le nombre de mandats présidentiels successifs.

Elu en 1999 pour un premier quinquennat, puis réélu en 2004, Abdelaziz Bouteflika, 71 ans, pourrait donc briguer un troisième mandat à l'élection présidentielle prévue au printemps 2009, aux termes des nouvelles dispositions constitutionnelles envisagées. Il n'avait jusqu'à présent jamais évoqué la possibilité de se présenter à nouveau à la présidence.

Un pas vers les droits de la Femme

Outre la fin de la limitation des mandats présidentiels, le projet de révision constitutionnelle prévoit la désignation par le chef de l'Etat d'un Premier ministre au lieu d'un chef de gouvernement, et éventuellement de vice-Premiers ministres.

Le projet de révision constitutionnelle inclut également de nouveaux droits politiques au profit de la femme algérienne. Un nouvel article est ainsi proposé pour disposer que l'Etat oeuvre à la promotion des droits politiques de la femme en augmentant ses chances d'accès à la représentation dans les assemblées élues, selon le communiqué. La révision constitutionnelle portera en outre sur la protection des symboles de «la glorieuse révolution de novembre 1954» et sur la promotion de l'écriture et de l'enseignement de l'histoire.