Hongrie : La fécondation in vitro gratuite pour relancer la natalité

DEMOGRAPHIE Le gouvernement a aussi versé des primes aux couples pour les encourager à avoir plus d’enfants

20 Minutes avec agences

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Viktor Orban, Premier ministre hongrois.
Viktor Orban, Premier ministre hongrois. — FREDERICK FLORIN / AFP

Le déclin démographique de la Hongrie inquiète les autorités du pays. Le Premier ministre Viktor Orban a ainsi annoncé ce jeudi que les cliniques publiques du pays allaient fournir gratuitement des traitements pour favoriser la fertilité.

« Le gouvernement a décidé qu’à partir du 1er février les médicaments utilisés dans le traitement des problèmes de fertilité seraient gratuits », a déclaré le responsable souverainiste dans une conférence de presse à Budapest. La fécondation in vitro « ne sera plus soumise aux lois du marché », a-t-il ajouté.

« Une importance stratégique pour le pays »

Le mois dernier le gouvernement a annoncé avoir acheté six cliniques privées spécialisées, dont quatre à Budapest. Ces établissements ont été « achetés » et non pas « nationalisés », a précisé Le Premier ministre qui estime que ce secteur de la médecine est « d’une importance stratégique pour le pays ». Il a d’ailleurs cherché à dissuader les entrepreneurs privés d’y investir indiquant qu’ils « n’obtiendront pas les autorisations ».

Cette initiative est la dernière en date d’une série de mesures prises par Budapest pour freiner le déclin démographique de ce pays de 9,8 millions d’habitants. Des primes ont également été versées aux couples pour les encourager à avoir plus d’enfants.

Outre la baisse des naissances, la Hongrie a perdu depuis dix ans des centaines de milliers de citoyens qui ont émigré, principalement en Europe de l’ouest, et Viktor Orban refuse de voir dans l’immigration une solution.