VIDEO. Crash en Iran : Le Boeing 737 « abattu par un missile iranien », affirment Justin Trudeau et Boris Johnson

AVION Le Premier ministre du Canada et son homologue britannique disent disposer d’informations sur l’origine du crash qui a fait 176 morts

20 Minutes avec AFP

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Crash en Iran : Le Boeing 737 « abattu par un missile iranien », affirment Justin Trudeau et Boris Johnson — 20 Minutes

Après Donald Trump, c’est au tour de Justin Trudeau et de Boris Johnson de livrer des informations concernant le Boeing 737, qui s’est écrasé dans la nuit de mardi à mercredi avec 176 personnes à son bord.

« Nous avons des informations de sources multiples, notamment de nos alliés et de nos propres services » qui « indiquent que l’avion a été abattu par un missile sol-air iranien. Ce n’était peut-être pas intentionnel », a affirmé Justin Trudeau, ce jeudi, lors d’une conférence de presse à Ottawa. Selon le dernier bilan, 63 Canadiens​ figuraient parmi les victimes du crash.

Une thèse soutenue une heure plus tard par son homologue britannique Boris Johnson. Le Premier ministre a affirmé disposer d’un « ensemble d’informations » selon lesquelles le Boeing 737 ukrainien qui s’est écrasé mercredi près de Téhéran a été « abattu par un missile sol-air iranien ». « Il y a maintenant un ensemble d’informations », selon lesquelles l’avion « a été abattu par un missile sol-air iranien », « cela pourrait bien avoir été accidentel », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Boris Johnson a réitéré son appel à toutes des parties à une urgente « désescalade pour réduire les tensions dans la région ». Le Premier ministre britannique a précisé que quatre Britanniques figuraient parmi les 176 personnes qui ont été tuées dans le crash. Les autorités britanniques mentionnaient jusqu’alors le chiffre de trois victimes. « Nous travaillons étroitement avec le Canada et nos partenaires internationaux, il est maintenant nécessaire qu’il y ait une enquête complète et indépendante », a-t-il ajouté. Le Premier ministre britannique a également appelé à un rapatriement « immédiat et respectueux » des corps des victimes.

Des « mises en scènes suspectes » selon Téhéran

Jeudi, en fin d’après-midi, Donald Trump avait lui aussi fait part de sa « suspicion » sur l’origine de l’accident. « J’ai mes doutes », avait déclaré le président américain, ajoutant : « J’ai le sentiment que quelque chose de terrible s’est passé (…) Quelqu’un a pu faire une erreur (…) Je ne sais pas ». De leur côté, les autorités iraniennes ont affirmé que les « rumeurs » selon lesquelles l’avion aurait été abattu par un missile n’avaient « aucun sens ».

Après les déclarations, notamment du Canada, sur un possible tir de missile iranien contre l’avion ukrainien qui s’est écrasé la veille près de Téhéran, l’Iran a parlé de « mises en scènes douteuses ». Appelant le Canada à « partager » ses informations avec la commission d’enquête iranienne, après qu’Ottawa a affirmé que l’appareil de la compagnie Ukraine Airlines International avait été abattu par un missile iranien, le ministère des Affaires étrangères iranien a invité Boeing, le constructeur de l’aéronef, à « participer » à l’enquête.

Dans un communiqué publié en « réaction à certaines mises en scène douteuses », le ministère indique que « la République islamique d' Iran a commencé son enquête afin de trouver la cause de la chute de cet avion en accord avec les normes internationales et les réglementations » de l’aviation civile internationale.

Boeing invité à participer à l’enquête

L’Iran, ajoute le ministère « a invité l’Ukraine en tant que le propriétaire de l’appareil, et Boeing en tant que fabricant de l’avion à participer à cette enquête ». Téhéran indique être prêt à associer à l’enquête des experts de tous les pays ayant perdu des ressortissants dans la catastrophe. Celle-ci a fait 176 morts, essentiellement des Irano-Canadiens, mais aussi des Afghans, des Britanniques, des Suédois et des Ukrainiens.

Présentant les condoléances de l’Iran aux familles des victimes, le porte-parole du ministère demande également « au Premier ministre du Canada et à tous les gouvernements qui ont des informations » sur ce drame « de les fournir au comité d’enquête iranien ».

Le Boeing d’Ukraine International Airlines (UIA) a décollé mercredi matin de Téhéran en direction de Kiev avant de s’écraser deux minutes après, tuant les 176 personnes à bord, principalement des Iraniens et des Canadiens. Une cinquantaine d’experts ukrainiens sont arrivés jeudi à Téhéran jeudi pour participer à l’enquête et notamment au décryptage des boîtes noires du Boeing.

L’incertitude sur l’origine des faits a contraint plusieurs compagnies à suspendre les vols vers l’Iran. Un vol Lufthansa entre Francfort en Allemagne et Téhéran, le LH 600, a notamment fait demi-tour après une heure de vol jeudi, « par précaution » et pour des raisons de « sécurité » dans « l’espace aérien de l’aéroport » de la capitale iranienne, a annoncé la compagnie. Lufthansa « continue d’évaluer la situation sur place avec les autorités nationales et internationales » mais le vol pour Téhéran prévu vendredi est d’ores et déjà « annulé ».