Brexit : Les députés britanniques donnent leur approbation finale pour l’accord de sortie

ROYAUME-UNI Le Royaume-Uni devrait donc bien quitter l’Union européenne au 31 janvier

20 Minutes avec AFP

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Les députés au Parlement britannique, le 19 décembre 2019 à Londres.
Les députés au Parlement britannique, le 19 décembre 2019 à Londres. — JESSICA TAYLOR / AFP / UK PARLIAMENT

Cette fois, c’est la bonne. Après trois ans et demi de crise, les députés britanniques ont approuvé définitivement, ce jeudi, le texte qui permettra au Royaume-Uni de quitter l’Union européenne le 31 janvier.

La Chambre des communes, largement dominée par les conservateurs du Premier ministre Boris Johnson, a adopté le texte à 330 voix pour (231 contre). Après son examen par la Chambre des Lords – la chambre haute du Parlement – la semaine prochaine puis l’assentiment de la reine, le texte, qui traduit dans la loi l’accord de Brexit, devra être ratifié par le Parlement européen le 29 janvier, deux jours avant la date fatidique.

« Il est temps d’aller de l’avant »

« Il est temps d’aller de l’avant », a insisté face aux députés le ministre du Brexit, Steve Barclay. « Ce texte va garantir notre départ de l’Union européenne avec un accord qui donne de la certitude aux entreprises, protège les droits de nos citoyens et assure que nous reprenions le contrôle de notre argent, nos frontières, nos lois et notre politique commerciale », a-t-il ajouté, promettant de commencer « rapidement » les négociations avec l’UE pour arriver à un accord de libre-échange d’ici à la fin de l’année.

Le 31 janvier, une page sera tournée après le chaos politique qui s’est emparé du Royaume-Uni depuis le référendum de juin 2016, remporté à 52 % par le « Leave ». Pendant les plus de trois ans qui ont suivi, les Britanniques se sont déchirés sur le sujet et leur Parlement a rejeté l’accord négocié par l’ex-Première ministre Theresa May sans proposer d’autre scénario, faisant craindre jusqu’à récemment une sortie brutale ou un renoncement.

Une période de transition jusqu’à fin 2020

Cette fois, la majorité écrasante dont dispose Boris Johnson à la Chambre des communes depuis les législatives du 12 décembre laissait peu de place au doute. Mais les défis ne sont pas résolus pour le bouillonnant « BoJo », arrivé au pouvoir en juillet. L’accord de Brexit négocié avec Bruxelles règle dans les grandes lignes le divorce en garantissant notamment les droits des citoyens et en réglant le casse-tête de la frontière irlandaise. Surtout, il vise à garantir un passage en douceur vers une relation future qui reste totalement à déterminer.

Il prévoit pour cela à partir du 31 janvier une période de transition courant jusqu’à la fin 2020, censée permettre à Londres et Bruxelles de s’y préparer. Les Britanniques continueront d’appliquer les règles européennes et d’en bénéficier, sans siéger dans les institutions européennes ni avoir leur mot à dire sur les décisions. Ce délai s’annonce très court pour négocier des accords de libre-échange ou de sécurité qui, généralement, prennent des années à mettre en place. Pour Boris Johnson, pas question de prolonger la transition au-delà de 2020, possibilité prévue par l’accord de Brexit.