Irak: Deux roquettes s’abattent sur la zone verte de Bagdad

ATTAQUES Les tirs n’ont pour le moment pas été revendiqués

20 Minutes avec AFP

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La place Tahrir à Bagdad le 8 janvier 2020.
La place Tahrir à Bagdad le 8 janvier 2020. — Khalid Mohammed/AP/SIPA

Alors que Washington semble ne pas vouloir l’escalade avec l’Iran, des missiles continuent de s’abattre sur l’Irak sans que l’on en connaisse l’origine. Deux roquettes se sont ainsi abattues mercredi soir sur la zone verte de Bagdad, où se trouve l’ambassade américaine, a indiqué un responsable des services de sécurité.

La troisième attaque dans la zone depuis vendredi

Juste avant minuit, deux explosions ont résonné dans le centre de Bagdad, 24 heures après des tirs de 22 missiles iraniens sur des bases abritant des soldats américains en Irak. Ces explosions ont été suivies par le hurlement des sirènes de sécurité de la zone verte. Il s’agit de la troisième attaque sur la zone verte depuis qu’un drone américain a tué vendredi le général iranien Qassem Soleimani dans la capitale.

Ces attaques visent à venger non seulement la mort du général Soleimani, mais aussi celle survenue à la même occasion du commandant Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires Irakiens dominée par des factions pro-Iran. L’assassinat de ce dernier, qui occupait un haut poste au sein de l’Etat puisque le Hachd fait partie des forces régulières irakiennes, a provoqué l’indignation dans le pays.

Hachd al-Chaabi menace les Américains

L’attaque sur la zone verte peut donc venir de différents acteurs. Les regards se tournent aussi bien vers l’Iran que vers des combattants irakiens. Un des chefs du Hachd al-Chaabi, Qaïs al-Khazali, a en effet menacé mercredi Washington d’une « riposte (…) pas moins importante que la réponse iranienne », après les tirs iraniens sur des bases utilisées par l’armée américaine en Irak. En outre, Qaïs al-Khazali, inscrit il y a quelques jours sur la liste des « terroristes » par les Etats-Unis, a affirmé dans un tweet que « la première riposte iranienne à l’assassinat du commandant martyr Soleimani » avait « eu lieu ». « Voici venu le temps de la première riposte irakienne à l’assassinat du commandant martyr Mouhandis », a-t-il ajouté.

De son côté, Noujaba, une composante du Hachd et l’une des factions pro-Iran les plus radicales d’Irak, a lancé une mise en garde aux soldats américains : « Ne fermez pas l’œil car la vengeance pour le martyr Mouhandis approche et elle sera menée par des mains irakiennes jusqu’au départ de votre dernier soldat ». Même si l’escalade semble pour le moment s’éloigner entre Washington et Téhéran, la tension est donc toujours à son comble dans la région.