Affaire Carlos Ghosn : L'ex PDG de Renault-Nissan convoqué jeudi par le parquet libanais

ENQUETE L’ancien PDG de Renault-Nissan est convoqué, jeudi, pour « un interrogatoire »

20 Minutes avec AFP

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Carlos Ghosn, lors de sa conférence de presse à Beyrouth (Liban), le 8 janvier 2020.
Carlos Ghosn, lors de sa conférence de presse à Beyrouth (Liban), le 8 janvier 2020. — Maya Alleruzzo/AP/SIPA

Après une demande d’arrestation d’Interpol et une requête déposée par des avocats concernant une visite en Israël de l’ancien PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn est convoqué, ce jeudi, par le parquet libanais.

Carlos Ghosn a été convoqué à un « interrogatoire qui se tiendra jeudi […] pour écouter son témoignage au sujet de la notice rouge » communiquée à Interpol par le Japon, où l’homme d’affaires, en fuite, est visé par des accusations de malversations financières, selon l’agence ANI.

Une demande d’interpellation d’Interpol

Le Liban, qui a indiqué ne pas avoir d’accord d’extradition avec le Japon, avait annoncé la semaine dernière avoir reçu une demande d’arrestation d’Interpol. Carlos Ghosn, détenteur des nationalités française, libanaise et brésilienne, fait l’objet de quatre inculpations au Japon : deux pour des revenus différés non déclarés aux autorités boursières par Nissan (qui est aussi poursuivi sur ce volet), et deux autres pour abus de confiance aggravé.

Jeudi, Carlos Ghosn donnera également son « témoignage » concernant un rapport soumis à la justice libanaise par des avocats libanais, « sur son entrée en pays ennemi et sa rencontre avec un certain nombre de dirigeants israéliens », souligne l’agence ANI.

Une visite en Israël polémique

Alors qu’il était encore président de Renault-Nissan, Carlos Ghosn s’était rendu en Israël en 2008 dans le cadre d’un partenariat pour le lancement d’une voiture électrique. Pays voisins, le Liban et Israël sont techniquement en état de guerre, et Beyrouth interdit à ses ressortissants de se rendre en Israël ou d’avoir des contacts dans l’Etat hébreu.

Sur les réseaux sociaux, des utilisateurs ont partagé ces derniers jours une ancienne photo prise à Jérusalem montrant Carlos Ghosn et le président israélien défunt Shimon Peres. Interpellé mercredi sur cette question lors d’une conférence de presse à Beyrouth, Carlos Ghosn s’est « excusé » auprès des Libanais pour cette visite. « J’y suis allé en tant que directeur général de Renault », a-t-il précisé. « J’y suis allé en tant que Français, en raison d’un contrat entre Renault et une compagnie israélienne ».