Apple : Le FBI demande de nouveau à la marque de déverrouiller un iPhone

DONNÉES PERSONNELLES L’affaire n’est pas sans rappeler un épisode similaire survenu en 2016, au lendemain de la fusillade de San Bernardino

20 Minutes avec agence

— 

Photo d'illustration d'un iPhone 5
Photo d'illustration d'un iPhone 5 — Francis Dean/Shuttersto/SIPA

Le FBI a officiellement demandé l’aide d’Apple pour déverrouiller deux iPhone qui auraient appartenu à Mohammed Saeed Alshamrani, rapporte NBC News ce mardi. Ce militaire saoudien est soupçonné d’avoir tué trois personnes au cours d’une fusillade survenue en décembre dernier sur la base militaire de Pensacola (Floride).

Le suspect est décédé au cours de l’attaque. Celle-ci est considérée comme un potentiel acte terroriste par l’agence américaine.

Des iPhone solidement verrouillés

Dans le cadre de l’enquête, les services américains ont déclaré avoir obtenu l’autorisation de fouiller dans le contenu des iPhone du suspect. Mais pour l’instant, les enquêteurs n’ont pas réussi à déverrouiller les smartphones, dont le modèle précis n’a pas été mentionné.

Ce lundi, le FBI a donc fait parvenir un courrier à Apple pour solliciter son aide. Une aide qui n’a rien d’obligatoire, précise le site Presse-Citron.

Apple botte en touche

« Nous avons le plus grand respect pour l’application de la loi et avons toujours travaillé en coopération pour aider leurs enquêtes », a répondu Apple dans un communiqué. « Quand le FBI nous a demandé des informations concernant cette affaire il y a un mois, nous leur avons donné toutes les données en notre possession et nous continuerons de les soutenir avec ce dont nous disposons », a ajouté la marque à la pomme.

Celle-ci a la possibilité d’accéder aux données stockées dans le Cloud. En revanche, elle ne peut pas (et ne souhaite pas) déverrouiller d’iPhone à distance. Dans ce communiqué, le constructeur semble donc indiquer avoir fait son maximum pour aider le FBI.

Un « San Bernardino » bis repetita ?

Cette affaire n’est pas sans rappeler la controverse de la fusillade de San Bernardino (Californie), survenue fin 2015. Sollicité par le FBI dans le même cas de figure, Apple avait déjà refusé de déverrouiller le téléphone du principal suspect, invoquant la protection des données personnelles de ses utilisateurs, rapporte Presse-Citron.

L’agence américaine avait finalement réussi à accéder au contenu de l’iPhone du suspect en faisant appel à une société tierce, dont le nom n’a jamais été révélé.