Mort du général Soleimani : L’Iran riposte à coups de roquette contre deux bases utilisées par l’armée américaine en Irak

MOYEN-ORIENT « Tout va bien », a twitté Donald Trump, qui s’exprimera mercredi alors que Téhéran semblait calmer le jeu après son attaque, mardi soir

P.B. avec AFP

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La base d'Al-Assad en Irak (illustration).
La base d'Al-Assad en Irak (illustration). — Nasser Nasser/AP/SIPA

Après l’escalade verbale, voici les premiers tirs. Au moins une douzaine de roquettes se sont abattues dans la nuit de mardi à mercredi sur deux bases irakiennes où sont postés des soldats américains, a confirmé le Pentagone. De son côté, la télévision iranienne affirme que Téhéran avait tiré « des dizaines » de roquettes en riposte à la frappe américaine qui a éliminé le général Soleimani la semaine dernière. "Tout va bien", a réagi sur Twitter Donald Trump, qui fera une déclaration mercredi matin.

« A environ 17 h 30 (23 h 30 heure de Paris), l’Iran a lancé plus d’une douzaine de missiles balistiques contre des militaires américains et des forces de la coalition en Irak. Il est clair que ces missiles ont été lancés d’Iran et ont visé au moins deux bases à Al-Assad et Erbil », a indiqué le Pentagone dans un communiqué. L’étendue des dégâts est en cours d’évaluation, mais les bases avaient été placées en état d’alerte, et les soldats se tenaient à couvert, précise le communiqué.

Selon CNN et ABC, il n’y aurait pas de victime côté américain. L’Iran a affirmé via sa télévision d’Etat qu’il s’en tiendrait là si les Etats-Unis ne ripostaient pas. Le ministre des Affaires étrangères Javad Zarif a, dans la foulée, assuré qu’il s’agissait d’une « réponse proportionnée » et que l’Iran ne voulait pas « d’escalade ou la guerre ».

Pas d’allocution de Trump

Donald Trump a participé à réunion de crise avec le chef du Pentagone, le secrétaire d’Etat et le vice-président. Finalement, la Maison-Blanche a fait savoir qu’il ne s’adresserait pas à la nation ce mardi soir.

Cette attaque intervient un peu plus de vingt-quatre heures après un cafouillage des Etats-Unis, leur commandement militaire affirmant se retirer du pays conformément à un appel du Parlement, et le Pentagone démentant. Plusieurs Etats membres de la coalition ont déjà retiré des soldats, par crainte de nouvelles attaques à la roquette, dont une quinzaine ont déjà visé des bases où sont postés les militaires de la coalition depuis fin octobre.