Incertitude sur le sort des otages au Cameroun

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Trois jours après l'enlèvement de dix personnes, dont sept Français, au Cameroun, les motivations des ravisseurs restent floues. Alors que de source militaire camerounaise, les rebelles chercheraient des « compensations financières », le chef des rebelles, le commandant Ebi Dari, assure : « Nous ne demandons pas d'argent à la compagnie. »

Les rebelles des Bakassi Freedom Fighters (BFF) avaient d'abord menacé de tuer les otages « un par un » avant de se raviser. Selon leur chef, « ils sont en très bonne santé, sont bien traités et sont en sécurité. Il n'y a toujours pas de contacts avec le gouvernement camerounais », a-t-il précisé hier. Dans cette crise, Paris et Yaoundé observent un mutisme presque total. S'ils ne sont pas tués, l'incertitude demeure sur le sort des otages. Le commandant Dari se dit « prêt à les garder très longtemps » dans « la forêt » du secteur de Bakassi, une zone très instable que les rebelles connaissent parfaitement.