Burkina Faso : Quatorze civils tués dans une attaque, principalement des collégiens

TERRORISME Les victimes rentraient de leurs vacances de Noël

20 Minutes avec AFP

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Un soldat de l'armée française patrouille dans le cadre de l'opération Barkhane, dans le nord du Burkina Faso. Ici le 9 novembre 2019.
Un soldat de l'armée française patrouille dans le cadre de l'opération Barkhane, dans le nord du Burkina Faso. Ici le 9 novembre 2019. — AFP

Onze jours après la tuerie d'Arbinda qui l’avait plongé dans le deuil, le Burkina Faso est de nouveau touché par une attaque meurtrière. Quatorze civils, essentiellement des collégiens, ont été tués samedi dans le nord-ouest du pays. Selon des sources sécuritaires, le car qui les transportait a sauté sur un engin explosif sur une route près de la frontière malienne. Le bilan provisoire fait également état de quatre blessés graves.

« L’incident a eu lieu aux environs de 9 h et les missions de sécurisation et de secours ont été aussitôt déployées sur les lieux », a précisé une source. « Les victimes sont essentiellement des élèves qui regagnaient leur localité d’études après avoir passé les fêtes de fin d’année en famille », a expliqué une autre source sécuritaire. L’attaque n’a pas été revendiquée dans l’immédiat.

Une « dizaine de terroristes » neutralisés vendredi d’après les autorités

Cette nouvelle tuerie de civils survient après le massacre d’Arbinda (nord), commis la veille de Noël. Trente-cinq civils, dont 31 femmes, avaient été tués, ainsi que sept militaires, lors de l’attaque de la base militaire puis de la ville. Les Burkinabés avaient suivi 48 heures de deuil national en hommage aux victimes de cette attaque, la pire qu’a connue le pays depuis le début des violences djihadistes il y a cinq ans.

Samedi, l’état-major général des armées burkinabé a par ailleurs fait cas d’une attaque contre une unité de gendarmerie à Inata (nord) survenue vendredi. « Faisant preuve d’un sang-froid et d’une réactivité exemplaires, les éléments ont réussi à mettre en échec les assaillants. Le bilan fait état d’une dizaine de terroristes neutralisés », indique un communiqué. Comme ses voisins sahéliens le Mali et le Niger, le Burkina Faso est confronté à des attaques djihadistes qui ont fait environ 750 morts et 560.000 déplacés depuis 2015.