Syrie : Plus de 380.000 personnes tuées depuis le début du conflit en 2011

GUERRE Un nouveau bilan a été publié samedi par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH)

20 Minutes avec AFP

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Tal Tamer, dans le Nord-Est syrien, le 14 novembre 2019.
Tal Tamer, dans le Nord-Est syrien, le 14 novembre 2019. — Laurence Geai/SIPA

Le dernier bilan datait de mars dernier. Plus de 380.000 personnes ont péri en Syrie depuis le début de la guerre, en mars 2011, selon un nouveau décompte publié samedi par l' Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). En s’appuyant sur diverses sources à travers le pays, l’OSDH avance que parmi ce total figurent plus de 115.000 civils, dont 22.000 enfants et 13.612 femmes. En parallèle, plus de 128.100 soldats de l’armée syrienne ou des membres syriens et étrangers de milices ont trouvé la mort.

S’y ajoutent plus de 69.100 combattants de forces rebelles et de l’opposition, ainsi que des combattants kurdes. Sans compter les quelque 67.000 membres de Daesh et de Hayat Tahrir al-Cham (HTS), ex-branche d’Al-Qaïda en Syrie, et d’autres groupes djihadistes, qui ont aussi été tués.

Des millions de déplacés

Déclenché par la répression de manifestations prodémocratie, le conflit a vu au fil du temps l’implication grandissante de groupes djihadistes et de puissances étrangères. Le régime de Bachar Al-Assad a cependant réussi à reconquérir ces dernières années environ deux tiers du territoire grâce à l’appui militaire de la Russie. Autre conséquence des combats : des millions de Syriens ont été jetés sur les routes. Et les ONG dénoncent toujours les exactions et atteintes aux droits humains perpétrées par le régime.

La guerre a de plus entraîné des destructions massives d’infrastructures et a réduit à néant plusieurs secteurs cruciaux pour l’économie, dont celui du pétrole.