Israël : La Cour suprême refuse de statuer sur le cas de Benjamin Netanyahu

CASSE-TÊTE Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, est mis en examen pour « corruption », « malversations » et « abus de confiance » dans trois affaires différentes

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem le 2 décembre 2018.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem le 2 décembre 2018. — Gali Tibbon/AP/SIPA

La Cour suprême israélienne a refusé, ce jeudi, de statuer sur une demande de juristes souhaitant empêcher le Premier ministre Benjamin Netanyahu, inculpé pour corruption, de recevoir un mandat pour former un gouvernement à l’issue des prochaines élections.

Des juristes avaient saisi mardi la Cour suprême pour lui demander de statuer sur le droit de Benjamin Netanyahu, chef du parti de droite Likoud, à recevoir du président le mandat de former un gouvernement au terme des élections du 2 mars prochain, en dépit de sa mise en examen pour « corruption », « malversations » et « abus de confiance » dans trois affaires différentes.

Benjamin Netanyahu a réclamé l’immunité au Parlement israélien

Jeudi, le plus haut tribunal du pays a indiqué ne pas être en mesure de se prononcer sur cette affaire sensible affirmant que cette demande était « prématurée ». « Netanyahu sera jugé par le public dans les urnes et nous gagnerons », a réagi sur Twitter Benny Gantz, principal rival du Premier ministre, à la tête de la formation centriste Kahol Lavan (Bleu-Blanc).

Cette annonce intervient après que Benjamin Netanyahu, inculpé fin novembre et en lice pour les prochaines législatives, a demandé mercredi l’immunité au Parlement israélien.

Pas de démission obligatoire

La loi israélienne stipule que tout ministre poursuivi pénalement doit démissionner, mais cela ne s’applique pas au Premier ministre. S’il peut rester en fonction, Benjamin Netanyahu ne jouit toutefois d’aucune immunité face à la justice, d’où sa demande à la Knesset.

Cette demande doit en premier lieu être évaluée par une commission parlementaire. Or, comme le Parlement a été dissous en vue des élections législatives du 2 mars – les troisièmes en moins d’un an en Israël –, la demande de Benjamin Netanyahu devra attendre l’issue du prochain scrutin avant d’être étudiée.