Affaire Carlos Ghosn : L’ex-PDG de Renault ne sera pas extradé s’il vient en France, confirme Agnès Pannier-Runacher

ENQUETE Carlos Ghosn a fui sa résidence surveillée au Japon pour s'installer au Liban

20 Minutes avec AFP

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Carlos Ghosn, le 1er octobre 2018 à Paris.
Carlos Ghosn, le 1er octobre 2018 à Paris. — ERIC PIERMONT / AFP

Carlos Ghosn ne sera pas extradé s’il vient en France, a affirmé ce jeudi la secrétaire d’Etat française à l’Economie, Agnès Pannier-Runacher, sur la chaîne BFMTV.

« Si Monsieur Ghosn venait en France, nous n’extraderons pas monsieur Ghosn, parce que la France n'extrade jamais ses nationaux ; donc nous appliquons à monsieur Ghosn comme à Monsieur-tout-le-monde les mêmes règles du jeu mais cela ne nous empêche pas de penser que monsieur Ghosn n’a pas à se soustraire à la justice japonaise », a-t-elle dit à propos de l’ex-patron de Renault-Nissan qui a fui le Japon où il était assigné à résidence.

« Je suis au Liban »

L’ex-PDG de Renault-Nissan, qui préparait son procès en liberté conditionnelle au Japon, a confirmé mardi se trouver au Liban d’où il promet de parler « librement » aux médias, provoquant la consternation à Tokyo.

« Je suis à présent au Liban. Je ne suis plus l’otage d’un système judiciaire japonais partial où prévaut la présomption de culpabilité », a écrit Carlos Ghosn, détenteur des nationalités libanaise, française et brésilienne, dans un communiqué transmis par ses porte-parole. Les circonstances de son départ du Japon, où il est accusé de malversations financières, demeurent obscures.