Carlos Ghosn s'est-il vraiment enfui du Japon à bord d'une caisse d'instrument de musique ?

NINJA Une théorie surprenante sur la méthode d'évasion de l'ancien PDG de Renault-Nissan circule dans la presse anglophone

20 Minutes avec AFP

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Carlos Ghosn à Tokyo, en mars 2019.
Carlos Ghosn à Tokyo, en mars 2019. — Kazuki Wakasugi/AP/SIPA

Depuis l’annonce de son arrivée surprise au Liban, la question est sur toutes les lèvres : comment Carlos Ghosn a-t-il réussi à échapper aux autorités japonaises peu avant le réveillon, à la surprise même de son avocat ? Et ce, alors qu’il était sous résidence surveillée à Tokyo et privé de ses passeports, dans l’attente de son procès prévu en 2020 ?

Selon la chaîne de télévision MTV Liban, reprise par la presse anglophone, l’ancien PDG de Renault-Nissan, inculpé au Japon en 2018 pour abus de confiance et dissimulation de revenus, aurait trouvé une technique pour le moins inattendue… puisqu’il aurait fait venir un groupe de musique chez lui pour repartir discrètement à leurs côtés.

Une fois ce concert privé achevé, Carlos Ghosn se serait en effet faufilé dans une malle originellement destinée au transport d’un instrument. Ainsi dissimulé, il aurait ensuite été acheminé vers un aéroport régional – aux contrôles moins stricts que les deux grands aéroports de Tokyo – d’où il aurait décollé vers la Turquie à bord d’un vol privé. Une fois arrivé, il aurait enfin embarqué à bord d'un jet à destination du Liban.

Une source proche de Carlos Ghosn dément

Un scénario digne d’un film, qui a toutefois été démenti à l’AFP par une source de l’entourage de Carlos Ghosn. Le ministère des affaires étrangères libanais a en outre affirmé qu’il était « entré légalement » au Liban, et que rien ne « l’exposait à des poursuites judiciaires ».