VIDEO. Irak : La foule en colère attaque l'ambassade américaine à Bagdad

SECURITE Le sentiment anti-américain a été ravivé en Irak par les raids menés en représailles à la mort d’un sous-traitant américain

20 Minutes avec AFP

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Des Irakiens brûlent un drapeau américain, le 30 décembre 2019 à Bassora en Irak.
Des Irakiens brûlent un drapeau américain, le 30 décembre 2019 à Bassora en Irak. — Hussein FALEH / AFP

En Irak, des milliers de manifestants ont attaqué l’ambassade américaine à Badgad ce mardi. Plus tôt dans la journée, la foule a brûlé des drapeaux, arraché des caméras de surveillance et crié « Mort à l’Amérique », après des raids américains meurtriers contre un groupe armé irakien pro-iranien, ont constaté des journalistes de l’AFP. Des gaz lacrymogènes ont été tirés pour disperser les assaillants.

Les participants au cortège funéraire de 25 combattants tués dans les raids aériens dimanche en Irak, sont parvenus à traverser sans encombre l’ensemble des checkpoints de l’ultrasécurisée zone verte de Bagdad, où siège l’ambassade. Mais les forces de sécurité irakiennes se sont ensuite interposées aux portes de l’ambassade, alors que les manifestants devenaient violents.

Un sentiment anti-américain ravivé

Les manifestants sont des hommes en uniforme de combattants du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires dominée par des factions chiites pro-iraniennes à laquelle appartiennent les brigades du Hezbollah, la faction visée par les raids, mais aussi des femmes brandissant des drapeaux irakiens et du Hachd.

Portant des banderoles proclamant « Le Parlement doit dégager les troupes américaines, sinon c’est nous qui allons les dégager », « Fermez l’ambassade américaine à Bagdad », ils ont crié « l’Amérique est le grand Satan ». Le sentiment anti-américain a été ravivé par les raids menés en représailles à la mort d’un sous-traitant américain dans une attaque à la roquette contre une base en Irak, non revendiquée mais attribuée par Washington à la faction chiite des brigades du Hezbollah.

Le Hachd al-Chaabi, qui a aidé le pouvoir irakien dans la lutte antidjihadistes, a été intégré aux forces régulières.