Pays-Bas : Le député Geert Wilders relance son concours de caricatures de Mahomet

RELIGION Geert Wilders avait annulé sa première tentative de concours après la planification d’un attentat contre lui

J.-L.D. avec AFP

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Geert Wilders, député néerlandais, illustration
Geert Wilders, député néerlandais, illustration — Peter Dejong/AP/SIPA

Le député néerlandais d’extrême droite Geert Wilders a annoncé samedi soir qu’il allait relancer l’organisation d’un concours de caricatures du prophète  Mahomet, plus d’un an après l’avoir annulé suite à des menaces de mort et à des manifestations.

Geert Wilders, connu pour ses positions anti-islam, a invité ses abonnés sur son compte Twitter à lui « envoyer des caricatures-Mahomet », des dessins satiriques mettant en scène le prophète.

Plusieurs manifestations dans le monde musulman

Le député souhaite organiser le concours dans les locaux du Parlement néerlandais, à La Haye, invoquant la liberté d’expression. Geert Wilders, chef du Parti pour la liberté (PVV), avait déjà annoncé en juin 2018 son intention d’organiser un tel concours, avant de l’annuler après avoir été la cible de menaces de mort.

L’initiative avait suscité de vives critiques au sein de la communauté musulmane, particulièrement au Pakistan, où plusieurs manifestations avaient eu lieu, et des incidents s’étaient produits dans la foulée aux Pays-Bas. Un tribunal néerlandais a condamné en novembre un Pakistanais à 10 ans de prison pour avoir préparé un « attentat terroriste » contre le député.

« Protéger le prophète Mahomet »

Arrêté à La Haye, le Pakistanais avait publié une vidéo sur Facebook dans laquelle il déclarait vouloir envoyer Geert Wilders « en enfer » et appelait les autres musulmans à le soutenir. Le député avait décidé deux jours plus tard d’annuler le concours. Le lendemain, un jeune Afghan avait attaqué au couteau deux touristes américains dans la gare centrale d’Amsterdam.

Condamné en octobre à 26 ans de prison, cet Afghan a déclaré avoir mené cette attaque pour « protéger le prophète Mahomet », évoquant notamment le nom de Geert Wilders.