Algérie: Le président nomme un universitaire, Abdelaziz Djerad, comme Premier ministre

POLITIQUE Universitaire titulaire d’un doctorat en Sciences politiques, Abdelaziz Djerad a « été chargé de constituer un nouveau gouvernement »

B.D. avec AFP

— 

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune lors de sa cérémonie d'investiture à Alger, le 19 décembre 2019.
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune lors de sa cérémonie d'investiture à Alger, le 19 décembre 2019. — RYAD KRAMDI / AFP

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a nommé ce samedi Abdelaziz Djerad au poste de Premier ministre, a annoncé la télévision publique, citant un communiqué de la présidence. Universitaire titulaire d’un doctorat en Sciences politiques, Abdelaziz Djerad a « été chargé de constituer un nouveau gouvernement », selon la même source.

Il succède à Sabri Boukadoum, ministre des Affaires étrangères qui avait été nommé Premier ministre par intérim après la démission de Noureddine Bedoui le 19 décembre, jour de l’intronisation de Abdelmadjid Tebboune comme nouveau chef de l’Etat. La télévision publique a ensuite montré des images d’Abdelaziz Djerad, âgé de 65 ans, reçu par le président Tebboune.

Hautes fonctions

« Nous devons travailler avec toutes les compétences nationales et les cadres du pays, les citoyennes et les citoyens, afin de sortir de cette étape difficile, et faire face à des défis économiques et sociaux », a ensuite déclaré Abdelaziz Djerad.

Diplômé de la faculté des Sciences politiques d’Alger et docteur d’Etat de l’université Paris X-Nanterre, selon sa biographie, le nouveau Premier ministre a déjà exercé des hautes fonctions : il a été secrétaire général de la présidence de la République (1993-95), ou encore secrétaire général du ministère des Affaires étrangères de 2001 à 2003, lors du premier mandat d’Abdelaziz Bouteflika. Il a aussi été directeur de l’école nationale d’administration (ENA) d’Alger, de 1989 à 1992.

Hirak

Sa nomination intervient deux semaines après l’élection à la présidence d’Abdelmadjid Tebboune, au terme d’un scrutin largement boudé par les Algériens (60 %) et décrié par le puissant mouvement de contestation («Hirak ») qui secoue le pays depuis le 22 février.

Bien qu’ayant obtenu la démission du président Bouteflika, au pouvoir depuis deux décennies, en avril, le « Hirak » a poursuivi sa mobilisation au fil des mois, en exigeant le départ de l’ensemble du « système » dirigeant l’Algérie. Vendredi, des dizaines de milliers de personnes ont à nouveau participé à la manifestation hebdomadaire dans les rues d’Alger, une affluence toutefois inférieure aux précédentes semaines.