Somalie : Au moins 79 morts dans un attentat à Mogadiscio

VIOLENCES Une voiture piégée a explosé dans un secteur très animé de la capitale

B.D. avec AFP

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Des secouristes transportent un homme blessé dans un attentat à la voiture piégée, le 28 décembre 2019, à Mogadiscio, en Somalie.
Des secouristes transportent un homme blessé dans un attentat à la voiture piégée, le 28 décembre 2019, à Mogadiscio, en Somalie. — Farah Abdi Warsameh/AP/SIPA

Un attentat à la voiture piégée a fait au moins 79 morts et des dizaines de blessés samedi dans un quartier animé de Mogadiscio. C’est l’attaque la plus meurtrière depuis deux ans dans la capitale somalienne, régulièrement ciblée par une insurrection islamiste.

Des victimes méconnaissables

Le chef de la police somalienne Abdi Hassan Mohamed a déclaré que le caractère « dévastateur » de l’attentat rendait difficile la détermination du nombre de victimes. « Maintenant nous pouvons donner des détails sur le nombre de morts qui s’établit à 79 pour l’instant et les blessés sont une centaine », a-t-il précisé. « Il se peut qu’il y ait un ou deux morts de plus » à cause du nombre élevé de blessés, a-t-il ajouté.

L’attentat s’est produit dans un secteur ou le trafic est très dense en raison d’un poste de sécurité et d’un centre des impôts. « Cela a été dévastateur parce qu’il y avait beaucoup de monde, notamment des lycéens dans des bus », a raconté un témoin, Muhibo Ahmed. « Tout ce que j’ai pu voir, ce sont des corps morts éparpillés, certains brûlés au point d’être méconnaissables », a déclaré une autre personne présente, Sakariye Abdukadir.

L’attentat n’a pas encore été revendiqué

L’attentat, qui n’a pas été revendiqué dans l’immédiat, survient dans un contexte marqué par de multiples actions meurtrières des islamistes shebab. Ces insurgés ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20.000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

Chassés de Mogadiscio en 2011, ils ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils.