Burkina Faso : 35 civils et 80 « terroristes » tués dans une attaque dans le nord du pays

DJIHADISME Un deuil national de 48 heures a été décrété en hommages aux victimes civiles

20 Minutes avec AFP

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Des soldats français dans le nord du Burkina Faso, en novembre 2019 (image d'illustration).
Des soldats français dans le nord du Burkina Faso, en novembre 2019 (image d'illustration). — MICHELE CATTANI / AFP

Trente-cinq civils, « en grande majorité des femmes », ont été tués mardi dans une attaque djihadiste à Arbinda, dans le nord du Burkina Faso, a annoncé le président Roch Kaboré sur son compte Twitter. Celui-ci a décrété un « deuil national de 48 heures », à compter de mercredi, en hommage aux victimes de cette attaque, dans laquelle sept soldats ont également péri, ainsi que 80 « terroristes », selon le président.

Une attaque d’une « rare intensité »

Selon un communiqué de l’état-major des armées, « un nombre important de terroristes ont attaqué simultanément le détachement militaire et les populations civiles d’Arbinda », dans la province du Soum. Au cours de cette attaque d’une « rare intensité », qui a duré « plusieurs heures », « la détermination et l’audace des éléments du détachement composés des forces terrestres et de la gendarmerie ont permis de neutraliser 80 terroristes », selon l’état-major. « Côté ami, on déplore malheureusement sept morts, dont quatre militaires et trois gendarmes et une vingtaine de blessés (…) plusieurs victimes civiles ont également été dénombrées », indique l’armée.

« Une centaine de motos, de l’armement et des munitions en grande quantité ont également été récupérés ». « Une traque des terroristes, qui ont dû battre en retraite face à la riposte des éléments du détachement, a été entamée » en coordination « avec les forces aériennes », souligne l’état-major.

Des attaques djihadistes régulières

Le 16 décembre, l’armée avait annoncé avoir neutralisé quatre terroristes à Belhouro, également dans le nord du Burkina Faso. Depuis début novembre, les forces de défense et de sécurité burkinabè ont annoncé avoir tué une centaine de djihadistes au cours de plusieurs opérations, des bilans impossibles à confirmer de source indépendante.

Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d’attaques djihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015, comme ses voisins sahéliens. Le Nord et l’Est sont particulièrement touchés et Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises.

Depuis 2015, les attaques djihadistes au Burkina ont fait plus de 700 morts et environ 560.000 déplacés et réfugiés, d’après les Nations unies. Ces attaques sont rarement revendiquées mais attribuées à des groupes armés djihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d’autres au groupe État islamique.