Une association d’épileptiques attaquée sur Twitter avec des messages lumineux

STROBOSCOPIQUE Les messages, contenant des vidéos et des GIFs, avaient pour but de provoquer une crise les personnes épileptiques

20 Minutes avec agences

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Illustration du logo de Twitter.
Illustration du logo de Twitter. — AFP

La Fondation américaine de l’épilepsie a porté plainte après une série d’attaques sur Twitter. Des tweets clignotants destinés à provoquer des crises chez les personnes épileptiques ont en effet été publiés à son intention.

Ces attaques, menées grâce à des vidéos et GIFs contenant des lumières stroboscopiques, ciblaient délibérément l’Epilepsy Foundation à l’occasion du mois national de sensibilisation en novembre. Le nombre de malades susceptibles de consulter le compte augmente alors.

Des conséquences potentiellement graves

Cela met en avant le « caractère répréhensible » de ces tweets, dénonce la représentante de l’association dans le communiqué. « La Fondation coopère pleinement avec les autorités et compte utiliser tous les moyens à sa disposition pour faire en sorte que les auteurs de ces actes en soient tenus responsables », a-t-elle ajouté.

Même si le nombre de malades susceptibles d’être touché est réduit, « les conséquences peuvent être relativement graves », explique Jacqueline French, médecin en chef de l’association. « Beaucoup ne sont même pas conscientes de leur photosensibilité avant de faire une crise. »

Un journaliste épileptique déjà visé en 2016

Cette attaque est similaire à celle qu’avait subie en 2016 un journaliste de Newsweek. Kurt Eichenwald avait reçu sur Twitter un message avec une lumière stroboscopique, à la suite de tweets où il critiquait  Donald Trump. Handicapé pendant plusieurs jours après sa crise, le journaliste avait continué à recevoir une quarantaine d’autres messages lumineux dans les semaines suivantes.

L’auteur de la première attaque, John Rayne Rivello, un ancien militaire, devait comparaître ce lundi devant un tribunal de Dallas (Texas). Son audience a été reportée au 31 janvier. Il devrait plaider coupable d’agression avec circonstances aggravantes.