Géorgie : L’opposition jette une substance non-identifiée, la séance interrompue à cause de l’odeur d’excréments

CRISE ET CHATIMENT Des experts médico-légaux ont prélevé des échantillons d’air pour comprendre ce qui sentait aussi mauvais

20 Minutes avec AFP

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Des manifestants rassemblés devant le Parlement géorgien, le 25 novembre 2019.
Des manifestants rassemblés devant le Parlement géorgien, le 25 novembre 2019. — Vano SHLAMOV / AFP

En Géorgie, la crise politique a pris une drôle de tournure ce jeudi. En pleine séance parlementaire, les députés de l’opposition ont jeté une substance non identifiée dans l’hémicycle, provoquant une forte odeur d’excréments qui a provoqué une interruption de séance forcée.

L’interruption de cette session très attendue a conduit le président du parlement, Archile Talakvadzé, à accuser l’opposition d’avoir mené « une attaque chimique sur la législature ». Des experts médico-légaux ont pris des échantillons d’air dans le bâtiment, selon des images de la télévision nationale géorgienne. La session parlementaire a pu ensuite reprendre, boycottée par l’opposition.

Un vote crucial dans un pays en crise

Le parlement géorgien doit voter jeudi la nomination de 14 juges de la Cour suprême, l’opposition estimant qu’il s’agit de « marionnettes » du parti au pouvoir Rêve géorgien. La Géorgie est secouée ces dernières semaines par une profonde crise politique et des manifestations très suivies depuis le refus du Rêve géorgien de voter une réforme électorale promise auparavant.

Au pouvoir depuis 2012, le Rêve géorgien a vu sa popularité fondre, sur fond de stagnation économique et de craintes d’un recul des acquis démocratiques de cette ex-république soviétique.