Disparition d'un avion militaire chilien: Des débris retrouvés en mer

RECHERCHES L'appareil, qui transportait 38 personnes, a disparu au niveau du passage de Drake, qui sépare l'Amérique latine de l'Antarctique

20 Minutes avec AFP

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Les familles des passagers de l'avion militaire chilien disparu sont arrivées à la base de Punta Arenas le 11 décembre 2019.
Les familles des passagers de l'avion militaire chilien disparu sont arrivées à la base de Punta Arenas le 11 décembre 2019. — Fernando Llano/AP/SIPA

Deux jours après la disparition d’un avion militaire chilien au-dessus de l’océan austral, des débris ont été retrouvés en mer, au large de la pointe sud du continent américain. « La découverte a été faite par le bateau battant pavillon chilien Antarctic Endeavour et il pourrait s’agir de morceaux de mousse des réservoirs internes de combustible du C-130 », a annoncé à la presse Eduardo Mosqueira, commandant de la IVe Brigade aérienne à Punta Arenas, à 3.000 km au sud de Santiago. Les débris ont été localisés à 30 km de la dernière position connue de l’appareil, entre le Chili et l’Antarctique.

« Nous allons faire les expertises correspondantes et lorsque les morceaux de mousse seront ici, nous pourrons déterminer s’il s’agit vraiment du C-130 », a ajoute le commandant Mosqueira. Les débris sont attendus à Punta Arenas « demain ou dans les prochains jours », a-t-il précisé.

Une photo de l'Armée de l'air chilien montre de la mousse, débris retrouvé en mer deux jours après la disparition d'un avion militaire chilien.
Une photo de l'Armée de l'air chilien montre de la mousse, débris retrouvé en mer deux jours après la disparition d'un avion militaire chilien. - AFP

15 avions et cinq navires participent aux recherches

L’appareil, un Hercules C130, avait décollé lundi de la base Chabunco de Punta Arenas (pointe sud du Chili) à 16H55 pour rejoindre la base antarctique Eduardo Frei. Le contact radio avec l’avion de transport militaire a été « perdu » à 18H13, selon un communiqué de la Force aérienne chilienne (FACH).

Il survolait alors le passage de Drake, bras de mer qui sépare l’Amérique latine de l’Antarctique, redouté par les marins en raison des conditions météorologiques extrêmes qui y règnent. Dans ces eaux parmi les plus tumultueuses de la planète, entre océans Pacifique et Atlantique, ont péri plus de 10.000 marins et sombré 800 bateaux depuis le XVIIe siècle.

L’avion avait été déclaré « sinistré » sept heures après l’incident, a indiqué l’armée de l’Air, en soulignant qu’il disposait de réserves de carburant suffisantes pour voler jusqu’à 00H40. Depuis, une quinzaine d’avions et cinq bateaux participent aux opérations de recherche. Outre le Chili, l’Argentine, l’Uruguay, le Brésil et les Etats-Unis ont envoyé des moyens aériens et maritimes sur place.

La zone de recherche étendue

Le président brésilien Jair Bolsonaro a indiqué sur Twitter qu’un navire de la Marine avait découvert « des objets personnels et débris compatibles avec » l’appareil disparu, « à 280 milles nautiques (518 km) d’Ushuaïa en Argentine ». La Marine brésilienne et les autres forces engagées dans les recherches doivent poursuivre leurs efforts dans les prochains jours.

« Toute l’armée de l’Air chilienne et les forces armées sommes en train de faire tout notre possible pour chercher le C-130 qui a disparu », avait déclaré mercredi matin le commandant chilien Eduardo Mosqueira. La zone de recherche a été étendue mercredi, « les conditions étant meilleures », avait-il ajouté. Au total, elle mesure 960 km2 environ. Les proches des passagers de l’avion disparu sont arrivés mercredi à Punta Arenas.

L’appareil transportait 38 personnes, 17 membres d’équipage et 21 passagers. Parmi ces derniers figurent 15 militaires de la FACH, trois de l’armée de Terre, deux d’une entreprise privée de construction, Inproser, ainsi qu’un fonctionnaire de l’université de Magallanes. Ils devaient effectuer des « tâches de soutien logistique », et notamment réviser un oléoduc flottant alimentant en carburant la base antarctique, la plus importante du Chili.