Laurent Simons, un surdoué de neuf ans, quitte l'université d'Eindhoven où il devait obtenir sa licence

SCOLARITE En cause, un conflit autour de l’emploi du temps du jeune surdoué entre ses parents et l’université

20 Minutes avec agences

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Un amphithéâtre dans une université (illustration).
Un amphithéâtre dans une université (illustration). — Pixabay / johnyksslr

Il s’apprêtait à obtenir son diplôme de licence en génie électrique de l’Université d’Eindhoven (Pays-Bas). Laurent Simons, un surdoué âgé de neuf ans, a mis un terme à ses études, ont fait savoir ce mardi ses parents. La décision a été prise en raison d’un conflit sur l’emploi du temps, l’université souhaitant reporter sa remise de diplôme qui devait se dérouler fin décembre, a indiqué le père de l’enfant, Alexander Simons.

« Son père a réitéré son souhait explicite que son fils obtienne sa licence à l’âge de neuf ans », ce qui signifie que Laurent aurait dû compléter un cursus de trois ans en dix mois, a expliqué l’université dans un communiqué. « Laurent est un garçon au talent sans précédent, dont le rythme d’étude est exceptionnel. Cependant, l’université ne considère pas cette date de fin ciblée comme réalisable compte tenu du nombre d’examens que Laurent aurait dû passer avant son dixième anniversaire, le 26 décembre ».

Une année sabbatique ?

L’université explique avoir proposé aux parents un emploi du temps qui aurait permis à Laurent de finir ses études d’ici la mi-2020, ce qui aurait « toujours été, à tous égards, un calendrier extrêmement rapide ». « Les parents ont décidé de ne pas accepter cet horaire et de stopper les études de Laurent à l’université. Nous le regrettons », a déploré l’établissement.

Né d’un père belge et d’une mère néerlandaise, Laurent Simons est entré à l’école primaire à quatre ans. Cinq ans plus tard, il était à l’université. L’enfant, dont l’histoire a fait le tour des médias internationaux ces dernières semaines, a déjà reçu deux offres de la part d’universités étrangères pour y étudier. Mais il n’exclut pas de prendre une année sabbatique, selon son père.