Londres : Un Britannique plaide coupable d’avoir jeté un garçon français du 10e étage du Tate Modern

FAIT DIVERS L’enfant, qui a miraculeusement survécu à une chute de 30 mètres, a notamment subi une fracture de la colonne vertébrale

P.B. avec AFP

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Jonty Bravery, un Britannique de 18 ans, est accusé d'avoir jeté un garçon français du balcon du musée Tate Modern de Londres.
Jonty Bravery, un Britannique de 18 ans, est accusé d'avoir jeté un garçon français du balcon du musée Tate Modern de Londres. — POLICE/AFP

« Je crois que je viens de commettre un meurtre, j’ai jeté quelqu’un du balcon. » C’est ce qu’a dit un jeune Britannique à un employé du musée Tate Modern, en août dernier. Vendredi, Jonty Bravery, âgé de 18 ans, a plaidé coupable de tentative de meurtre. La victime, un jeune garçon français de 6 ans, a miraculeusement survécu à une chute de 30 mètres et se remet de blessures critiques, notamment une fracture de la colonne vertébrale. Une campagne GoFundMe a permis de collecter plus de 150.000 euros.

Cheveux et barbes hirsutes, Jonty Bravery, qui avait 17 ans au moment des faits, comparaissait par vidéoconférence devant la Cour criminelle de l’Old Bailey dans la capitale britannique. Le jugement doit être rendu le 17 février prochain et de nouvelles expertises psychologiques doivent être menées d’ici là, a indiqué le juge. Selon les médias britanniques, il souffre d’un trouble du spectre autistique. Face aux policiers, il avait déclaré vouloir « faire la une des journaux » et prouver « à tous les idiots » ayant douté de ses troubles mentaux qu’ils étaient sérieux.

Une chute de 30 mètres

Le Tate Modern, un musée d’art moderne situé sur les rives de la Tamise, est un des lieux touristiques les plus visités du Royaume-Uni, avec sa plateforme d’observation située au 10e étage. L’enfant a fait une chute de 30 mètres et a atterri sur un toit situé au 5e étage. Selon le procureur, il a survécu par miracle grâce à l’inclinaison du toit.

L’enfant, qui visitait Londres avec sa famille au moment du drame, a subi une hémorragie cérébrale et de multiples fractures, à la colonne vertébrale, aux jambes et aux bras. Le mois dernier, ses parents ont indiqué qu’il se trouvait toujours en fauteuil roulant mais avait commencé de « bouger un tout petit peu » ses jambes. Il ne peut pas encore parler ou manger mais « il sourit et il rit » et peut désormais « faire des vrais bisous ».