Australie : Huit incendies viennent de fusionner en un « mégafeu »

FLAMMES L’équivalent de la moitié de la Suisse est déjà parti en fumées

20 Minutes avec AFP

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Un l'équivalent d'un Canadair en Australie, fin novembre.
Un l'équivalent d'un Canadair en Australie, fin novembre. — PETER PARKS / AFP

Plusieurs incendies de forêts en Australie ont fusionné en un seul et unique « mégafeu » qui brûle désormais de façon incontrôlée au nord de Sydney, ont annoncé vendredi les autorités, qui reconnaissent leur impuissance. Un haut responsable des pompiers et pompières de l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud, Rob Rogers, a déclaré qu’il y avait « probablement plus de huit feux » qui s’étaient rejoints en un gigantesque brasier brûlant sur 300.000 hectares, une zone longue d’environ 60 km.

Cet incendie fait rage à une heure de route de Sydney, qui ressentait encore vendredi les effets des fumées toxiques. Rob Rogers a fait état d’une forme d’impuissance des pompiers et pompières face à l’ampleur du brasier. Les soldats du feu en étant réduits à organiser les évacuations d’habitants et habitantes, à tenter de protéger des habitations et à espérer une fin rapide de la sécheresse et des vents qui contribuent à attiser les flammes.

Trois mois de crise

Voilà trois mois que des feux font rage en divers points de l’est de l’Australie. Les incendies sont courants à l’approche de l’été austral, mais ils sont apparus très tôt cette année et sont particulièrement virulents. Les chercheurs estiment que le réchauffement climatique contribue à créer des conditions encore plus propices aux feux.

Le responsable des pompiers des zones rurales de Nouvelle-Galles du Sud, Shane Fitzsimmons, a annoncé que des pompiers américains et canadiens étaient arrivés en renfort. Ces experts doivent superviser notamment l’utilisation d’avions bombardiers d’eau et d’équipements lourds servant à créer des allées coupe-feu.

Plus de 600 maisons ont été détruites et six personnes sont mortes. Le bilan est moins élevé que l’année la plus meurtrière, 2009, quand près de 200 personnes avaient péri. Mais l’ampleur des zones dévastées cette année est sans commune mesure avec les années précédentes. On estime à deux millions le nombre d’hectares qui sont partis en fumée, soit l’équivalent de la moitié de la superficie de la Suisse.