Greta Thunberg sur le voilier avant sa traversée de l'Atlantique, le 13 novembre 2019.
Greta Thunberg sur le voilier avant sa traversée de l'Atlantique, le 13 novembre 2019. — NICHOLAS KAMM / AFP

TERRE !

COP 25 : Le voilier de Greta Thunberg a accosté à Lisbonne, l’adolescente doit encore rallier Madrid

La Suédoise, devenue un symbole de la lutte contre le réchauffement climatique, a dû traverser l’océan après le changement de ville d’accueil (et de continent) de la COP 25

Elle l’a fait. Après 20 jours de mer, Greta Thunberg, l’adolescente suédoise symbole de la défense de l’environnement, a accosté ce mardi à Lisbonne après avoir traversé l’Atlantique à bord d’un voilier pour se rendre depuis les Etats-Unis à la COP 25, à Madrid.

La Vagabonde, le catamaran de 14 mètres dans lequel elle a fait le voyage, a accosté vers 12h45 sur le quai d’une marina de la capitale portugaise, où des dizaines de militants écologistes l’attendaient depuis plusieurs heures. La Suédoise de 16 ans, qui ne prend pas l’avion pour limiter son empreinte carbone, et qui a dû faire face à un vent contraire pour entrer dans l’estuaire du Tage, devait s’exprimer devant les médias à l’issue d’une cérémonie d’accueil en présence du maire de Lisbonne, Fernando Medina.

Train de nuit pour Madrid

Selon l’un de ses porte-parole, l’adolescente n’a pas encore décidé quand et comment elle quittera le Portugal pour se rendre à Madrid. L’une de ses possibilités est le train de nuit reliant la capitale portugaise à la capitale espagnole.

Greta Thunberg avait traversé l’Atlantique en bateau une première fois pour se rendre au sommet de l’ONU sur le climat à New York, en septembre, puis à la COP 25, qui devait initialement avoir lieu au Chili. Mais le pays latino-américain a renoncé à accueillir cette réunion en raison d’un mouvement social sans précédent, et a été remplacé au pied levé par l’Espagne. La Suédoise a donc dû remettre le cap sur l’Europe à bord de La Vagabonde, qui est parti le 13 novembre de Hampton, en Virginie (est des Etats-Unis).

Madrid accueille depuis lundi la réunion annuelle de l’ONU sur le climat, la COP 25, où les représentants des quelque 200 pays signataires de l’accord de Paris sont pressés de toutes parts d’accélérer les mesures pour réduire plus rapidement les émissions de CO2.