Belgique : Michel Lelièvre, complice de Dutroux, est sorti de prison

PEDOPHILIE Aujourd’hui âgé de 48 ans, Michel Lelièvre avait été arrêté en 1996 en même temps que Marc Dutroux et Michelle Martin

20 Minutes avec AFP

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Michel Lelièvre lors de son procès à Arlon en Belgique, en 2004.
Michel Lelièvre lors de son procès à Arlon en Belgique, en 2004. — AP/SIPA

Son nom est associé à celui de l’un des pires criminels de Belgique. Michel Lelièvre, un complice de Marc Dutroux, est sorti de prison ce lundi. Il avait été condamné en 2004 à 25 ans de prison pour sa participation à l’enlèvement et à la séquestration de plusieurs des victimes du pédophile.

« Nous confirmons la libération. Il a été libéré sous conditions ce matin », a indiqué une porte-parole de cette administration. La justice belge avait accordé fin septembre une libération conditionnelle à Michel Lelièvre, à condition qu’il trouve un logement dans un délai de six mois. Le tribunal de l’application des peines de Bruxelles lui impose également de respecter au total une douzaine de conditions, dont celles d’entreprendre une formation et/ou travailler et d’indemniser les parties civiles, selon les médias belges. Le parquet de Bruxelles avait émis « un avis défavorable » sur cette mesure.

« L’homme à tout faire » de Dutroux

Aujourd’hui âgé de 48 ans, Michel Lelièvre a été arrêté en 1996 en même temps que Marc Dutroux et Michelle Martin, qui était à l’époque la compagne du pédophile. Incarcéré à la prison d’Ittre, il était admissible à la surveillance électronique et à la libération conditionnelle depuis 2005. Il avait déjà obtenu des permissions de sortie en 2013.

Considéré comme « l’homme à tout faire » de Dutroux, Lelièvre avait été condamné pour sa participation à l’enlèvement, en 1995 sur la côte belge, d’An et Eefje. Il s’agit de deux des quatre filles retrouvées mortes un an plus tard dans les propriétés de Dutroux.

Michelle Martin libérée en 2012

La cour d’assises d’Arlon en 2004 a aussi considéré que Michel Lelièvre avait aidé Marc Dutroux lors du rapt de Laetitia et Sabine, qui, elles, ont été retrouvées vivantes en août 1996, emmurées dans une maison à Charleroi. Parmi les trois condamnés, Michel Lelièvre est le second à obtenir une mesure de libération conditionnelle. Michelle Martin, condamnée à 30 ans, avait été libérée sous conditions en 2012, suscitant de nombreuses manifestations d’hostilité en Belgique.

Le principal protagoniste du dossier, condamné lui à la réclusion criminelle à perpétuité, est toujours incarcéré à la prison de Nivelles. La justice belge a accédé fin octobre à sa demande de bénéficier d’une nouvelle expertise psychiatrique en vue d’une éventuelle libération conditionnelle après plus de 23 ans en prison.