L'Etat de New York pourrait poursuivre les gynécologues qui pratiquent des tests de virginité

POLEMIQUE Deux nouveaux projets de loi prévoient de lourdes amendes et des sanctions judiciaires à l'encontre des auteurs de tels tests

20 Minutes avec agence

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Illustration d'un médecin.
Illustration d'un médecin. — Pixabay

Le rappeur américain T.I a déclenché une vive polémique aux Etats-Unis. Invité le 5 novembre dernier du podcast Ladies like us, l’artiste avait déclaré qu’il emmenait sa fille de 18 ans chez le gynécologue afin de « vérifier son hymen ». Une pratique très intrusive qui a suscité de nombreuses réactions outre-Atlantique.

La réponse des autorités ne s’est pas fait attendre, puisque les législateurs de l’Etat de New York ont ​​présenté deux projets de loi destinés à bannir ces tests de virginité, selon un article de The Independent.

Une « violation des droits des femmes et des filles »

Le texte de loi prévoit de lourdes amendes et des sanctions judiciaires à l’encontre des gynécologues qui continueraient à pratiquer ces tests. « Ces examens constituent une violation des droits des femmes et des filles », peut-on lire dans une note accompagnant le projet de loi. « Dans les cas de viol, ils peuvent également causer des douleurs supplémentaires et reproduire les violences sexuelles qui ont eu lieu », précise encore la le texte.

Celui-ci rappelle enfin que ces tests de virginité consistant à vérifier la présence de l’hymen de la jeune fille ne sont absolument pas fiables, et qu’ils ne constituent en aucun cas une preuve de sa virginité. Cette fine membrane peut en effet se rompre sans qu’il y ait eu aucun acte sexuel, rappelle Slate. Par exemple lors de la pratique d’activités sportives comme la danse, l’équitation et même le vélo.