Roumanie : L’opération de sauvetage des 14.000 moutons naufragés prend fin, 181 bêtes sauvées

NAUFRAGE Selon des associations de protection animale, des milliers d’animaux auraient pu être sauvés si l’intervention avait été plus rapide

20 Minutes avec agences

— 

Illustration d'un transport de moutons en Grande-Bretagne.
Illustration d'un transport de moutons en Grande-Bretagne. — Jeff Blackler / SIPA

L’opération de sauvetage visant à secourir les quelque 14.600 moutons piégés sur un cargo en mer Noire a pris fin après cinq jours d’intervention. Seules 181 bêtes ont pu être sauvées de la noyade, a-t-on appris ce samedi.

Couché sur le flanc depuis le 24 novembre à quelques centaines de mètres de Midia (Roumanie), le navire devrait être prochainement renfloué. « Dès que la situation le permettra, le bateau sera redressé et remorqué jusqu’au quai », a indiqué la porte-parole de l’Inspectorat pour les situations d’ urgence. « Les carcasses d’animaux seront ensuite extraites des cales et envoyées à l’incinérateur. »

Une « forme de cauchemar »

On ignore ce qui a provoqué le naufrage du Queen Hind, ce cargo qui devait acheminer les milliers de moutons roumains en Arabie Saoudite. En cinq jours, 250 moutons ont pu être sortis, mais seuls 181 d’entre eux ont survécu. Les 21 membres d’équipage ont été ramenés à terre sains et saufs dès dimanche, après le chavirage.

Dénonçant une « forme de cauchemar », l’association de protection animale Arca Animal Rescue & Care a estimé que si l’intervention avait été plus rapide, « des milliers [d’animaux] auraient pu être sauvés ». La catastrophe a relancé le débat autour du transport d’animaux depuis la Roumanie, l’un des principaux fournisseurs de moutons pour les pays arabes.

Le transport d’animaux à encadrer plus strictement

Ce samedi, la direction sanitaire vétérinaire a annoncé avoir interrompu le départ d’un autre cargo après avoir constaté des manquements dans le dispositif de transport. La moitié des 16.500 bêtes prévues avait embarqué quand un contrôle a relevé « une quantité insuffisante d’abreuvoirs et de nourriture », selon un communiqué. «  Les animaux seront gardés sur le navire jusqu’à ce que tout soit en règle, dans la limite de 72 heures ».

Le Premier ministre roumain, Ludovic Orban, a rappelé ce vendredi qu’un projet de loi encadrant plus strictement ce type d’exportation était en discussion au Parlement. Troisième éleveur d’ovins au sein de l’UE, la Roumanie a exporté deux millions de bêtes en deux ans, notamment vers la Libye et la Jordanie.