Cameroun : Un avion a été visé par des tirs d’armes à feu lors de son atterrissage

CONFLIT L’appareil a pu atterrir sans incident, malgré les impacts de balle

20 Minutes avec agences

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Un avion de la compagnie camerounaise Camair-co a été visé par des tirs d'arme à feu, ce dimanche 1er décembre (photo d'illustration)
Un avion de la compagnie camerounaise Camair-co a été visé par des tirs d'arme à feu, ce dimanche 1er décembre (photo d'illustration) — Fred Dufour AFP/archives

Un avion de la compagnie aérienne  camerounaise Camair-co a essuyé ce dimanche des tirs d’arme à feu au moment de son atterrissage à l’aéroport de Bamenda, dans le nord-ouest du pays. Il n’y a pas eu de victime à déplorer, a annoncé Camair-co.

L’avion « a essuyé des tirs d’armes à feu au moment de son approche pour l’atterrissage à l’aéroport de Bamenda à Bafut », a précisé la compagnie dans un communiqué publié sur sa page Facebook. « Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée et grâce à la bravoure du commandant de bord, l’appareil a pu atterrir sans heurt en dépit de l’impact observé sur son fuselage », a-t-elle précisé.

Grand dialogue national infructueux

Bamenda est le chef-lieu du Nord-Ouest, l’une des deux régions anglophones du Cameroun, théâtre d’un conflit meurtrier. Depuis deux ans, des séparatistes anglophones et l’armée s’y affrontent, prenant en tenaille la population. Cette crise a déjà forcé plus de 700.000 personnes à fuir leur domicile et fait plus de 3.000 morts, selon des ONG. La compagnie aérienne n’a pas donné de précisions sur l’origine des tirs. Après avoir fait preuve d’intransigeance, l’exécutif camerounais a organisé, sous la pression internationale, un grand dialogue national début octobre afin de ramener la paix dans ces régions. Sans succès jusqu’à présent, puisque les combats se sont intensifiés depuis, selon plusieurs ONG.

Sans retour à la paix dans ces régions, le principal parti d’opposition au Cameroun, le Social Democratic Front (SDF), a annoncé ce jeudi soir qu’il ne participerait pas aux élections législatives prévues en février. Cinq jours plus tôt, le parti de Maurice Kamto, rival malheureux de Paul Biya à la présidentielle d’octobre 2018, avait lui aussi annoncé le boycottage de ce scrutin.