Hong Kong : La Chine accuse l'ONU d'ingérence « inappropriée »

REACTION Michelle Bachelet, la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a écrit une tribune qui appelle à faire à la lumière sur les agissements de la police

20 Minutes avec AFP
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Des policiers antiémeutes à Hong Kong, le 30 novembre 2019.
Des policiers antiémeutes à Hong Kong, le 30 novembre 2019. — Ng Han Guan/AP/SIPA

La Chine a accusé samedi la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, d’ingérence « inappropriée » dans ses affaires intérieures, après qu’elle a appelé à enquêter sur un possible recours excessif à la force à Hong Kong de la part de la police.

Une tribune de Michelle Bachelet à ce sujet dans le South China Morning Post était « erronée » et « viole les objectifs et les principes de la Charte des Nations Unies », a estimé dans un communiqué la mission chinoise auprès de l’ONU à Genève.

Enquêter sur le « recours excessif à la force de la part de la police »

L’article comprend des « commentaires inappropriés sur la situation prévalant dans la région administrative spéciale de Hong Kong… (et) interfère dans les affaires intérieures de la Chine », selon le communiqué de Pékin.

La Chine a exprimé des « observations appuyées » auprès du bureau des Nations Unies sur les droits de l’homme à Genève.

Dans sa tribune publiée samedi, Michelle Bachelet a pressé les autorités de Hong Kong de mener une « enquête véritablement indépendante et impartiale conduite par un juge sur les informations faisant état d’un recours excessif à la force de la part de la police ».

Pour Pékin, une tribune qui stimule « les émeutiers »

Hong Kong est agité depuis des mois par des manifestations de protestation contre ce qui est perçu comme une mainmise croissante de Pékin sur les libertés de la région semi-autonome.

Des heurts violents se sont produits entre les manifestants et la police. Les protestataires demandent que la police rende compte de ses agissements et réclament des élections totalement libres.

La Chine dément vouloir empiéter sur les libertés de Hong Kong et accuse les manifestations d’être des « révolutions de couleur » inspirées par l’étranger pour déstabiliser le régime de Pékin.

La tribune de Michelle Bachelet « ne fera que stimuler les émeutiers à davantage encore de violences radicales », selon Pékin.